Mireille de Charles Gounod

Pour sa saison 2024-2025, l’Orchestre Symphonique de Lyon a mis la France et les compositeurs français à l’honneur. Pour notre concert « Point d’Orgue à la Française » le 17 mai 2025 à Ainay, vous découvrirez ainsi toute la diversité de la musique symphonique française. En plus de la 3e symphonie pour orgue de Saint-Saëns et des musiques de films culte, vous découvrirez Mireille, cette œuvre méconnue de Charles Gounod qui vous transportera dans les champs de lavande du Sud de la France.

Une présentation détaillée vous est proposée par Miguel, notre tubiste qui nous explique tout l’opéra de Mireille dont nous vous jouerons l’ouverture.

Mireille de Gounod : Une fresque lyrique ensoleillée

Lorsque l’on évoque Charles Gounod, on pense immédiatement à Faust, son opéra le plus célèbre. Pourtant, Mireille, opéra en 5 actes, bien que moins connue, est une œuvre d’une beauté poignante, baignée de lumière et de tragédie. Inspirée du poème épique Mirèio de Frédéric Mistral, prix Nobel de littérature et fervent défenseur de la culture provençale, cet opéra nous plonge dans un univers où l’amour et la fatalité se croisent sous le soleil du Midi.

Un opéra aux couleurs de la Provence

Créé en 1864 à l’Opéra-Comique de Paris, Mireille est un véritable hommage musical à la Provence, une région que Gounod avait découverte et aimée lors d’un séjour à Saint-Rémy-de-Provence. Il s’inspire des traditions locales, des chants populaires et de la langue occitane pour composer une partition riche et évocatrice. Dès les premières mesures de l’ouverture, on perçoit cette ambiance solaire et vibrante, avec des thèmes tantôt légers et dansants, tantôt empreints d’une profonde mélancolie.

L’histoire de Mireille est celle d’un amour impossible entre une jeune fille de bonne famille et un simple vannier, Vincent. Comme dans Roméo et Juliette, un autre opéra de Gounod, les sentiments purs des deux protagonistes se heurtent aux conventions sociales et à la volonté implacable d’un père autoritaire. L’émotion atteint son paroxysme dans l’air célèbre « Ô légère hirondelle », où Mireille, incarnée par une soprano, exprime ses espoirs et ses doutes avec une grâce infinie.

Acte I – La fête de la Saint-Jean : un amour naissant

L’opéra s’ouvre sur une scène en plein air dans la Crau, où la jeunesse provençale célèbre la Saint-Jean avec chants et danses. Parmi eux, Mireille, fille du riche propriétaire Ramon, et Vincent, un modeste vannier, échangent des regards pleins de tendresse. Lorsque Vincent ose déclarer son amour, Mireille, conquise, lui promet sa main devant tous. Mais Ourrias, un gardian (gardien de troupeaux) brutal et jaloux, convoite aussi Mireille. La jeune fille le repousse avec mépris, attisant sa haine.

Acte II – L’opposition du père : le conflit social

Mireille confie à sa servante Taven, une femme considérée comme une sorcière par les villageois, son amour pour Vincent. Taven, sage et protectrice, la met en garde contre la jalousie et l’hostilité des autres. De son côté, Ramon, le père de Mireille, apprend l’idylle et entre dans une violente colère : sa fille ne peut épouser un simple vannier ! Il lui ordonne de renoncer à Vincent. Déchirée entre son amour et l’autorité paternelle, Mireille se réfugie dans l’espoir.

Acte III – Le duel et la malédiction

La tension monte lorsque Ourrias, fou de rage et humilié, provoque Vincent en duel. Dans une scène dramatique, Ourrias blesse grièvement Vincent avant de s’enfuir à travers la Camargue. Mais alors qu’il traverse le Rhône en barque, le gardian est pris de remords et maudit sa propre violence. Dans un moment surnaturel, les flots en furie semblent répondre à sa culpabilité : il est emporté par le courant et disparaît, comme puni par son propre destin.

Acte IV – L’épreuve de Mireille : un pèlerinage désespéré

Apprenant que Vincent est mourant, Mireille prend une décision désespérée : elle entreprend seule un périple à travers la Provence brûlante pour rejoindre Saintes-Maries-de-la-Mer, où elle espère prier et obtenir un miracle. Sous le soleil de plomb, elle marche sans relâche, épuisée et affaiblie. Son célèbre air « Ô légère hirondelle » traduit toute sa douleur et son espoir fragile.

Acte V – La tragédie et l’amour éternel

Arrivée enfin au sanctuaire, Mireille retrouve Vincent, mais elle est à bout de forces. Dans un ultime souffle, elle lui renouvelle son amour et s’éteint dans ses bras, laissant Vincent anéanti. Gounod conclut l’opéra sur une note poignante, où l’amour triomphe malgré la mort, dans un élan de spiritualité et de résignation.

Gounod, maître du lyrisme et des émotions intenses

Charles Gounod (1818-1893) est un compositeur français au style unique, mêlant lyrisme romantique et clarté mélodique. Formé au Conservatoire de Paris et lauréat du prestigieux Prix de Rome, il a été marqué par son séjour en Italie, où il découvre la musique de Palestrina et le bel canto. Cette influence transparaît dans Mireille, notamment dans les superbes ensembles vocaux et les chœurs majestueux qui ponctuent l’opéra.

Bien sûr, son nom reste indissociable de Faust (1859), son chef-d’œuvre absolu, qui enchanta le public avec l’air du « Veau d’or » de Méphistophélès et le bouleversant « Air des bijoux » de Marguerite (les amateurs de Tintin auront reconnu l’air chanté par la Castafiore). Mais Gounod, c’est aussi Roméo et Juliette (1867), un autre sommet du lyrisme français, dont le magnifique duo d’amour et l’air « Je veux vivre » incarnent l’exaltation romantique.

D’autres œuvres méritent d’être redécouvertes. Sapho (1851), son premier opéra, bien que rarement joué, révèle déjà un grand sens de la mélodie dramatique. Cinq-Mars (1877), inspiré du roman d’Alfred de Vigny, offre une écriture raffinée et expressive. Plus surprenant encore, La Reine de Saba (1862), avec son orchestration somptueuse, transporte l’auditeur dans un Orient mythifié.

Gounod excelle également dans la musique sacrée, avec des pièces devenues incontournables, comme son célèbre Ave Maria, basé sur un prélude de Bach, ou encore sa Messe solennelle de Sainte-Cécile, dont la beauté harmonique émerveille toujours les auditeurs.

Mais Gounod, c’est aussi un homme de contrastes. Profondément croyant, il envisage un temps de se faire prêtre, avant de se consacrer à la musique profane. Mireille illustre bien ce paradoxe : à la fois opéra populaire et méditation sur le destin, il oscille entre insouciance et drame, entre ciels éclatants et orages intérieurs.

Une œuvre injustement méconnue

Si Mireille n’a jamais atteint la popularité de Faust ou Roméo et Juliette, c’est en grande partie à cause de son destin tourmenté. Lors de sa création en 1864 au Théâtre Lyrique à Paris, l’opéra ne rencontre pas le succès escompté. Le public parisien, habitué aux grands drames lyriques ou aux opéras bouffes en vogue, peine à s’enthousiasmer pour cette œuvre profondément ancrée dans le folklore provençal. Le livret de Michel Carré, bien que poétique et fidèle à l’esprit du poème de Mistral, semble trop simple aux yeux des spectateurs de la capitale, peu sensibles à cette fresque pastorale et populaire.

De plus, Gounod, soucieux d’offrir une œuvre sincère et empreinte de réalisme, s’éloigne des conventions de l’opéra français de son époque. Au lieu d’une succession d’airs brillants destinés à flatter les voix (et les egos !) des chanteurs, il compose une musique fluide, intégrée au drame, où les dialogues chantés ont parfois des accents presque naturalistes. Ce choix audacieux ne correspond pas aux attentes du public parisien, qui préfère des œuvres plus spectaculaires ou grandioses.

Mais c’est aussi la structure-même de l’opéra qui pose problème. Dans sa version originale en cinq actes, Mireille se termine sur une scène de mort déchirante, dans une tonalité poignante qui surprend les amateurs d’opéra romantique. Après l’échec des premières représentations, Gounod est contraint de remanier son œuvre : en 1869, il en réduit l’ampleur et modifie la fin pour la rendre moins sombre, introduisant un happy end où Mireille survit. Ces modifications, bien qu’ayant permis de nouvelles représentations, brouillent l’intention initiale du compositeur et affaiblissent la puissance dramatique du récit.

Pourtant, ceux qui prennent le temps de redécouvrir Mireille en saisissent toute la richesse. L’orchestration y est subtile et lumineuse, évoquant avec finesse les paysages de Provence : le scintillement du soleil sur les Alpilles, la chaleur écrasante de la Crau, la fraîcheur du Rhône au crépuscule. Les chœurs, omniprésents, apportent une dimension populaire et festive qui contraste avec la tragédie intime de l’héroïne. Quant aux airs, ils comptent parmi les plus beaux de Gounod : la tendre déclaration d’amour de Vincent, la prière bouleversante de Mireille au quatrième acte (« Ô légère hirondelle »), ou encore la scène dramatique d’Ourrias, empreinte de tension et de fatalité.

Aujourd’hui, Mireille connaît un regain d’intérêt grâce à quelques productions qui en restituent la beauté originelle. Des chefs d’orchestre et metteurs en scène passionnés redonnent à cette œuvre ses lettres de noblesse, en revenant à la version authentique voulue par Gounod. Car au-delà de son destin contrarié, Mireille demeure un bijou du répertoire lyrique français, un opéra sincère et émouvant, où la musique respire la lumière et la passion.

Retrouvez l’ouverture de Mireille au programme de Point d’Orgue à la Française, le samedi 17 mai 2025 à Lyon

Réservez dès maintenant vos places pour cette soirée unique.

Nous sommes impatients de vous retrouver Samedi 17 mai 2025 à 20h30 à l’abbaye d’Ainay pour ce Point d’Orgue en hommage à la France.

Infos & Billetterie

L’Orchestre Symphonique de Lyon vous en dit plus sur le Point d’Orgue

Le point d’orgue, c’est un peu l’instant où la musique retient son souffle. Ce symbole mystérieux, qui plane au-dessus d’une note ou d’un silence, permet d’étirer le temps… et oblige tous les musiciens à regarder le chef !

A propos du Point d'Orgue : l'Orchestre Symphonique de Lyon vous en dit plus
A propos du Point d’Orgue : l’Orchestre Symphonique de Lyon vous en dit plus

Dans la plupart des langues, le point d’orgue se traduit par fermata (de l’italien fermare, « tenir »), un terme qui évoque cette suspension du temps.
Attention toutefois aux faux amis : en allemand (Orgelpunkt) ou en néerlandais (orgelpunt), l’expression désigne ce que nous appelons en français une pédale, soit une note tenue dans le grave pendant que les autres voix s’agitent au-dessus. Un joyeux rappel de ses origines !

Une longue évolution musicale

Apparu au XIVe siècle, le point d’orgue servait principalement à marquer la dernière note d’une pièce. Progressivement, il a évolué pour devenir un repère permettant de ralentir et de conclure une phrase musicale.
À la Renaissance et à l’époque baroque, on l’appelait parfois « point de convenance » ou « point de repos », signalant qu’une voix devait tenir sa note jusqu’à ce que les autres arrivent à leur conclusion naturelle. Un concept qui, avouons-le, pourrait aussi bien s’appliquer à certains bavards en réunion…

Les compositeurs baroques en raffolaient, notamment dans le choral protestant, où chaque phrase musicale s’achevait souvent par un point d’orgue. À cette époque, on le faisait durer à l’infini (de quoi tester la patience des chanteurs en manque de souffle).
Aujourd’hui, les interprètes de musique ancienne ont tendance à l’écourter, probablement pour éviter que le public ne pense que l’organiste s’est endormi sur son clavier.

Au XVIIIe siècle, dans l’opéra et les concertos, le point d’orgue a pris une dimension encore plus spectaculaire : placé sur l’accord de quarte et sixte de cadence, il signalait au soliste qu’il pouvait improviser une cadenza avant le retour de l’orchestre. Une occasion rêvée pour briller… ou pour semer une petite frayeur au chef d’orchestre qui se demandait combien de temps allait durer l’inspiration du soliste !

Une métaphore devenue langage courant

Mais le point d’orgue ne se limite pas à la musique. Dans la langue française, il symbolise l’apothéose d’un événement, un moment clé où tout semble suspendu avant la grande conclusion. D’ailleurs, on confond parfois cette expression avec summum ou point culminant, alors qu’en réalité, le point d’orgue est davantage une pause dramatique qu’un feu d’artifice final.

Le point d’Orgue à la Française de l’OSL :

Notre concert Samedi 17 mai 2025, justement, est un parfait point d’orgue de la musique française.
De la puissance symphonique de Saint-Saëns au souffle poétique de La La Land, en passant par l’hommage gourmand de Ratatouille et l’incontournable Soupe aux choux, chaque œuvre apportera son moment de suspension et d’éclat.

Un sommet musical, un temps suspendu… en un mot, un véritable point d’orgue !

Nous sommes impatients de vous retrouver Samedi 17 mai 2025 à 20h30 à l’abbaye d’Ainay pour ce Point d’orgue en hommage à la France.

Infos & Billetterie

Point d’Orgue à la Française : le prochain concert de l’Orchestre Symphonique de Lyon à Ainay le 17 mai 2025

Bonjour,

Notre concert « POINT D'ORGUE à LA FRANÇAISE » à AINAY affiche COMPLET !

Mais nous avons une bonne nouvelle : Retrouvez-nous pour la Fête de la Musique 2025, samedi 21 Juin pour deux représentations gratuites.
Nous vous révélerons très bientôt le lieu exceptionnel de cette soirée festive.

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Merci pour votre fidélité, qui nous va droit au cœur !

Alain, Président de l’Orchestre Symphonique de Lyon

Découvrez "Point d'Orgue à la Française", le concert exceptionnel de l'Orchestre Symphonique de Lyon, samedi 17 mai 2025 à l'Abbaye d'Ainay.

Plongez dans un voyage musical unique où tradition et modernité se rencontrent. Au programme : la majestueuse 3ᵉ Symphonie avec orgue de Saint-Saëns, des œuvres emblématiques de Gounod et Ganne, ainsi que des surprises contemporaines tirées de musiques de films culte comme Ratatouille et La La Land.

Ne manquez pas cette soirée inoubliable sous les voûtes majestueuses de l'Abbaye d'Ainay à Lyon, un lieu chargé d'histoire et de beauté. Réservez dès maintenant votre place pour célébrer la richesse du répertoire symphonique français.

Samedi 17 mai à Ainay, l’Orchestre Symphonique de Lyon vous propose un moment suspendu où se rencontrent la puissance de l’orgue et le raffinement de l’art français.

Avec ce nouveau concert intitulé « Point d’Orgue à la Française », laissez-vous surprendre par des découvertes musicales fascinantes et des moments magiques qui feront vibrer vos cœurs. La majestueuse 3ème Symphonie avec orgue de Saint-Saëns, mais aussi des compositions de Gounod ou Louis Ganne, sans oublier des surprises contemporaines avec quelques musiques de films, sont au programme de cette soirée rendant hommage à la musique française.

Venez vivre une soirée musicale où la grandeur de Saint-Saëns rencontre les résonances inattendues de musiques de films culte. Sous les voûtes majestueuses de l’Abbaye d’Ainay, chaque note d’orgue et d’orchestre résonnera avec une intensité inoubliable. Préparez-vous à être transportés et émerveillés par un programme qui célèbre la richesse de l’âme française ! 🇫🇷 🎶

Point d'Orgue à la Française, Toute la diversité du répertoire symphonique français par l'Orchestre Symphonique de Lyon en concert le 17 mai 2025 a Ainay
Point d’Orgue à la Française, Toute la diversité du répertoire symphonique français par l’Orchestre Symphonique de Lyon en concert le 17 mai 2025 a Ainay

Voici le programme complet de ce concert Point d’Orgue à la Française 🇫🇷

🇫🇷 Ouverture de « Mireille » de Charles Gounod

Sur un texte de Frédéric Mistral, Charles Gounod raconte un amour contrarié entre Mireille, fille d’un riche métayer arlésien et Vincent, fils d’un pauvre vannier. Dans le contexte de la société provençale du XIXᵉ siècle, le père de Mireille a choisi pour sa fille Ourias, un bouvier aisé. Ourias, jaloux de Vincent, le blesse. Mireille prise de panique part en pèlerinage aux Saintes-Maries-de-la-Mer pour obtenir sa guérison, mais le chemin est difficile et elle meurt d’épuisement à l’arrivée, dans les bras de Vincent venu la rassurer.

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🇫🇷 3ᵉ Symphonie pour orgue de Camille Saint-Saëns

Cette symphonie de Camille Saint-Saëns créée à Londres en 1886 est dédiée à son ami Franz Liszt, décédé la même année. Même si elle est découpée en 4 mouvements, elle se présente comme un diptyque, les mouvements s’enchaînant 2 à 2. Elle a la particularité d’introduire dans l’orchestre symphonique l’orgue et le piano.

Soliste (Orgue) : Carine Clément

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🇫🇷 Ouverture des « Saltimbanques » de Louis Ganne

Cet opéra-bouffe en 3 actes créé en 1899, relate la vie de Suzanne, une enfant abandonnée qui a été confiée à une troupe de cirque. Sans le sou, elle suit la troupe de village en village. Jusqu’au jour où, par hasard, elle retrouve son père, le comte des Étiquettes dont elle est l’héritière. À l’abri du besoin, elle peut alors se marier avec l’homme qu’elle aime et demande à la troupe de revenir chaque année au château de son père pour une représentation.

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🇫🇷 Ratatouille de Michael Giacchino

Sur une musique du même auteur que Les indestructibles, Ratatouille est un film d’animation Pixar de 2007. Ce sont les aventures de Remy, un jeune rat passionné qui ne rêve que de cuisiner. Il monte à Paris et grâce à son odorat exceptionnel et après bien des péripéties, il finit par trouver sa place dans un grand restaurant parisien.

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🇫🇷 La La Land de Justin Hurwitz

La La Land est le quartier de Hollywood à Los Angeles. C’est aussi un mot pour désigner une situation déconnectée de la réalité. Ce film écrit par le franco-américain Damien Chazelle et sorti en 2016 retrace l’histoire de Mia, une actrice en devenir, et de Sebastian, un pianiste amoureux de jazz. Sur une musique de John Hurwitz, la scène finale nous transporte dans un Paris romantique où la réalité s’estompe devant le rêve.

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🇫🇷 La soupe aux choux de Raymond Lefèvre

La bande originale de La Soupe aux Choux est immédiatement reconnaissable grâce à son thème principal, souvent surnommé “Le thème de la Denrée”.

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📍 Lieu  :

Basilique / Abbaye St Martin d’Ainay
Place d’Ainay
69002 Lyon

🎫Billetterie

  • Adultes à partir de 16 ans : 17 €
  • Enfants de 8 à 15 ans : 12 €
  • Gratuit jusqu’à 7 ans (billet obligatoire)

Prévente

Profitez de votre entrée adulte à 15€  en commandant vos billets avec le code promo PREVENTE prolongé jusqu’au lundi 21 Avril exceptionnellement !

La billetterie en ligne est opérée par HelloAsso.

Le règlement s’effectue exclusivement par carte bancaire.
Vous devez disposer d’une imprimante pour imprimer ou de votre mobile pour présenter votre billet à l’entrée.

Pour les paiements en espèces et par chèque, l’achat de billets sera possible uniquement sur place à l’entrée du concert dans la limite des places disponibles.

Le placement est libre. Vous pourrez vous installer à partir de 19h45.

Vous pouvez commander sur le site de helloasso notamment si vous avez déjà un compte :  https://www.helloasso.com/associations/orchestre-symphonique-de-lyon/evenements/concert-de-l-orchestre-symphonique-de-lyon-a-ainay-le-17-mai-2025

Vous pouvez également commander directement ci-dessous :

Mise à jour le 14/05 14h : notre concert est maintenant COMPLET! Vous pouvez vous inscrire en liste d'attente en vous rendant ici. Vous serez contacté si une place se libère.

Organisateur :

Orchestre Symphonique de Lyon

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Fête de la Musique 2024 : 80 Musiciens sur le Toit de Lyon

80 musiciens, du panache et de l’émotion : c’est le programme de l’Orchestre Symphonique de Lyon pour cette 42ème édition de la Fête de la Musique sur le toit de Lyon. Dès 20h30, l’esplanade de Fourvière vibrera au rythme de musiques de films et de grands classiques.

Fête de la Musique 2024 : l'OSL sur le toit de Lyon
Fête de la Musique 2024 : l’OSL vous donne rendez-vous sur le toit de Lyon, sur l’esplanade de Fourvière pour un concert exceptionnel à 20h30

Profitez d’une vue imprenable sur Lyon en musique avec l’Orchestre Symphonique de Lyon lors de ce concert exceptionnel pour la fête de la musique. 

Après avoir enflammé la place des Célestins, les Terreaux, le Grand Hôtel Dieu et l’Hôtel de Ville lors des précédentes éditions, l’OSL vous donne rendez-vous à 20h30 sur l’esplanade de Fourvière pour un programme qui plaira autant aux grands qu’aux petits avec des grandes pièces symphoniques et des bandes originales de films.

Laissez-vous emporter vers l’Orient avec Aladdin et Lawrence d’Arabie, frémissez avec  les Avengers et le Retour de la Momie, et plongez dans la douceur argentine d’Astor Piazzolla 

Retrouvez-nous pour d’autres surprises lors de ce concert gratuit sur le toit de Lyon ce Vendredi 21 juin 2024 à 20h30 !

Suite Algérienne de Saint-Saëns

L’Orchestre Symphonique de Lyon vous emmène en voyage. Avec la Suite Algérienne de Camille Saint-Saëns, vous vivrez les sentiments du compositeur. Grand voyageur, sa musique est influencée par ses découvertes et c’est en s’inspirant de ses nombreux séjours en Algérie qu’il compose en 1880 la »Suite algérienne« , témoin de son goût pour l’exotisme. Une présentation proposée par Sophie et Alain, altiste et violoniste à l’OSL.

"La Suite Algérienne" est une œuvre qui témoigne du goût pour l'ouverture et le multiculturalisme de Camille Saint-Saëns. Influencée par ses voyages et ses découvertes en Algérie, elle combine des éléments de la culture orientale avec une écriture orchestrale occidentale. En jouant sur la diversité des thèmes et des ambiances, Saint-Saëns réussit à capturer et transmettre ses impressions et ses expériences de voyage, faisant de cette suite une œuvre riche et évocatrice !

Camille Saint-Saëns (1835-1921)

Camille Saint-Saëns : Un Maître de la Musique Française

Camille Saint-Saëns est un compositeur français né le 9 octobre 1835 à Paris et décédé le 16 décembre 1921 à Alger. Musicien prodige, il a d’abord exercé ses talents en tant que pianiste puis organiste avant de se consacrer à la composition. Il donne son premier récital à l’âge de 11 ans à la salle Pleyel et sera pendant 20 ans l’organiste officiel de l’église de la Madeleine à Paris.


Une œuvre riche et variée

Saint-Saëns a composé une multitude d’œuvres couvrant presque tous les genres musicaux : opéras, oratorios, symphonies, concertos, compositions chorales, musique de chambre, requiem, mélodies, etc. Il est également l’un des premiers compositeurs à écrire pour le cinéma muet avec la bande sonore de « L’assassinat du Duc de Guise » en 1908.

Saint-Saëns est particulièrement connu pour sa capacité à combiner une maîtrise technique impressionnante avec une profonde expressivité musicale. Parmi ses œuvres les plus célèbres, on peut citer :

  • Le Carnaval des Animaux : Une suite humoristique et pédagogique pour orchestre, souvent jouée lors de concerts pour enfants.
  • Danse Macabre : Un poème symphonique célèbre pour son thème lugubre et son utilisation innovante du xylophone, que l’OSL vous avait présenté lors d’une saison précédente.
  • Samson et Dalila : Un opéra dramatique basé sur l’histoire biblique, encore largement interprété aujourd’hui.
  • Symphonie No. 3 (« Symphonie avec orgue ») : Une symphonie en ut mineur qui incorpore l’orgue dans une orchestration symphonique, remarquable pour son ampleur et son éclat.

Un Esprit Curieux et Polyvalent

Personnalité engagée et curieuse, Saint-Saëns s’est intéressé à de nombreuses disciplines non-musicales, telles que la géologie, la botanique, la volcanologie, l’astronomie, la poésie, la littérature, la philosophie, les mathématiques, et l’acoustique. Grand voyageur, ses nombreuses pérégrinations ont enrichi son œuvre musicale de diverses influences culturelles. Sous le pseudonyme de Monsieur Charles Sannois, il aimait voyager incognito pour explorer librement de nouvelles inspirations.

Influence de ses Voyages et Ouverture au Monde

C’est au cours de ses nombreux voyages entre la France et l’Algérie que Saint-Saëns a composé « La Suite Algérienne », une œuvre qui témoigne de son goût pour l’ouverture et le multiculturalisme. Son séjour en Algérie a profondément marqué son œuvre, infusant ses compositions de nouvelles sonorités et de couleurs locales.

Défenseur de la Musique Française

Saint-Saëns était un ardent défenseur de la musique française. En 1871, il participe à la création de la Société Nationale de Musique, visant à promouvoir la musique française et à se distinguer de l’hégémonie musicale allemande représentée par des compositeurs comme Beethoven et Wagner. La Société avait pour mission de soutenir la musique orchestrale et la musique de chambre française, encourageant ainsi de nombreux jeunes compositeurs de l’époque.

Saint-Saëns a joué un rôle clé dans le renouveau de la musique française au tournant du siècle. Il a contribué à la redécouverte de compositeurs français oubliés et a soutenu de nombreux jeunes compositeurs de son temps, dont Gabriel Fauré et Maurice Ravel. Sa musique continue d’être jouée et appréciée dans le monde entier, et son héritage perdure à travers ses compositions intemporelles et son influence sur les générations de musiciens qui ont suivi.

Suite Algérienne de Camille Saint-Saëns par l'Orchestre Symphonique de Lyon
Suite Algérienne de Camille Saint-Saëns par l’Orchestre Symphonique de Lyon

La Suite Algérienne

« La Suite Algérienne« , op. 60, est une suite orchestrale composée par Camille Saint-Saëns en 1880. Saint-Saëns, décédé à Alger, avait une profonde affection pour l’Algérie, pays qu’il découvre pour la première fois en 1873 et où il séjourne à de nombreuses reprises par la suite. Inspiré par ses impressions de voyage, il compose en 1879 une « Rêverie orientale », créée le 7 juin 1879 au bénéfice des sinistrés de Szeged. Cette pièce est reprise dans « La Suite Algérienne« , dont les autres mouvements sont composés à Boulogne-sur-Mer en août 1880.

La Suite algérienne est proposée pour la première fois au Théâtre du Châtelet le 19 décembre 1880.

La suite Algérienne de Camille Saint-Saëns - Couverture de

L’œuvre, comprend quatre mouvements:

  1. Le prélude— Molto allegro
  2. La rapsodie mauresque — Allegretto non troppo , puis Allegro moderato, « lancinante danse arabe »
  3. La rêverie du soir— Allegretto quasi andantino
  4. La marche militaire française — Allegro giocoso

Nous vous proposons de découvrir les premier, troisième et quatrième mouvements :

Prélude (en vue d’Alger)

Ce prélude, «évoquant la bouleversante beauté d’un lever de soleil», ouvre la suite de manière subtile et mystérieuse. L’approche du voyageur par bateau se reflète dans le mouvement ondulant de la musique. Certaines phrases suggèrent le navire arrivant au port et les premiers détails nouveaux et exotiques que l’on aperçoit, ainsi que les bruits de plus en plus forts provenant de la ville.

Rêverie du soir (à Blidah)

Ce mouvement, « page pleine de délicatesse », est un « doux nocturne romantique qui véhicule toute la sensualité des sons et des parfums de la nuit arabe». C’est une évocation poétique et tranquille d’une soirée à Blidah, une ville proche d’Alger.

Marche militaire française

Cette « brillante marche », qui referme la suite, ressuscite l’atmosphère de défilés militaires. Contrairement aux autres mouvements, elle est dépourvue d’exotisme et maintient un sérieux imperturbable. Après avoir exploré des thèmes orientaux, Saint-Saëns introduit brusquement une marche militaire pour rendre hommage à l’armée française.

Cette « Marche Militaire Française » de Camille Saint-Saëns a été utilisée dans divers films et documentaires pour ajouter une dimension de patriotisme, de bravoure ou de contexte historique. Quelques exemples notables :

  • « Le Grand Charles » (2006) : Ce film biographique, qui retrace la vie de Charles de Gaulle, utilise la « Marche Militaire Française » dans plusieurs scènes pour souligner les moments de triomphe et de cérémonie militaire.
  • « A la Conquête du Monde » (1996) : Ce documentaire sur l’histoire coloniale française intègre la « Marche Militaire Française » pour évoquer l’expansion et la présence militaire française en Afrique du Nord.
  • « Indochine » (1992) : Bien que la majeure partie de la bande sonore soit composée par Patrick Doyle, des extraits de la « Marche Militaire Française » sont utilisés pour certaines scènes de parade militaire et pour renforcer le cadre colonial.

Nous pouvons également citer des films modernes comme

  • « Midnight in Paris » (2011) : Bien que Woody Allen utilise principalement la musique de Cole Porter et d’autres compositeurs américains, un extrait de la « Marche Militaire Française » apparaît brièvement dans une séquence évoquant l’histoire française.
  • « The Monuments Men » (2014) : Ce film sur les efforts pour sauver les œuvres d’art volées pendant la Seconde Guerre mondiale utilise la « Marche Militaire Française » dans une scène de célébration de la libération par les troupes alliées.

Ces exemples montrent l’usage polyvalent de la « Marche Militaire Française » dans le cinéma, où elle sert souvent à souligner des moments de patriotisme, de cérémonie ou de contexte historique lié à la présence militaire française.


Vous voulez en savoir plus sur Camille Saint-Saëns ou la suite algérienne:

Vous voulez ressentir le voyage à Alger comme Camille Saint-Saëns ? Rendez-vous sur notre billetterie en ligne pour notre concert Le Nouvel Orient Express le Samedi 15 juin 2024 à 20h30 à la basilique Saint Martin d’Ainay.

Le Retour de la Momie, d’Alan Silvestri

L’Orchestre Symphonique de Lyon vous emmène dans l’univers sacré des momies d’Egypte grâce à la suite pour orchestre du film « Le Retour de la Momie » d’Alan Silvestri pour son concert du 15 juin 2024« Le Nouvel Orient Express ». Une présentation proposée par Adeline, Violoniste à l’Orchestre Symphonique de Lyon.

Composé par Alan Silvestri, figure majeure de la musique de film hollywoodien, ce medley symphonique de la bande originale du film « Le Retour de la Momie » vous transportera dans une épopée mélodieuse, à la fois envoûtante et inquiétante, de Londres à Le Caire. Grâce à des rythmes entrainants et des airs plus mélancoliques, embarquez avec la famille O'Connell dans leurs nouvelles aventures face à la momie Imhotep qui reprend sa quête d'immortalité dix ans après sa précédente résurrection…
Le Retour de la Momie d'Alan Silvestri, pour le Nouvel Orient Express de l'Orchestre Symphonique de Lyon le 15 juin 2024

Alan Silvestri

La bande originale du film « Le Retour de la Momie » a été composée par Alan Silvestri, compositeur américain d’origines italienne et irlandaise né en 1950 à New York. Passionné très jeune par la musique, Silvestri est devenu une figure majeure de la musique de film hollywoodien en réalisant de nombreuses bandes originales, dont celles de la trilogie « Retour vers le futur » et du film « Avengers », déjà interprétées par l’OSL lors de saisons précédentes.

Compositeur attitré du cinéaste Robert Zemeckis, il est également à l’origine des musiques de « Forrest Gump » et « Le Pôle Express » pour n’en citer que deux. Action, comédie ou drame, quel que soit le registre, les compositions de Silvestri sont à la fois épiques et émotionnelles, capturant parfaitement l’essence des aventures vécues par les héros des films.

Le Retour de la momie : le film

Le Retour de la Momie (titre original : The Mummy Returns) est un film américain réalisé par Stephen Sommers, sorti au cinéma en 2001. Il s’agit de la suite du film « La Momie » sorti deux ans plus tôt. L’histoire se déroule en 1933, une dizaine d’années après les aventures du premier film. Cette suite remet en scène le protagoniste aventurier, Rick O’Connell (Brendan Fraser), et sa femme Evelyn (Rachel Weisz), désormais parents d’un petit garçon de 8 ans, Alex. La famille se retrouve confrontée à nouveau à la momie du grand prêtre Imhotep, exposée au British Museum et ramenée à la vie par une secte avide de pouvoir. Dans ce second volet, Imhotep convoite le bracelet du roi Scorpion, trouvé par les O’Connell et verrouillé au poignet du jeune Alex. La Momie fait alors kidnapper le garçon et l’embarque dans une odyssée à travers l’Egypte, de Karnak jusqu’au désert d’Ahm Shere – lieu inventé pour le film, dans l’objectif de tuer le roi Scorpion et de prendre le commandement de l’armée d’Anubis. Momies ressuscitées, créatures mystiques et pièges mortels devront être combattus par les O’Connell pour sauver leur fils et le monde de la destruction.

Grâce à une fusion d’éléments orchestraux classiques et de motifs orientaux, le compositeur créé une atmosphère immersive plongeant les spectateurs dans cet univers alliant Egypte antique et thriller fantastique

Adeline, Violoniste au sein de l’Orchestre Symphonique de Lyon

La musique du film « Le retour de la momie » par Alan Silvestri

La partition de Silvestri suit habilement cette aventure épique. Grâce à une fusion d’éléments orchestraux classiques et de motifs orientaux, le compositeur créé une atmosphère immersive plongeant les spectateurs dans cet univers alliant Egypte antique et thriller fantastique. Le thème principal, cuivré et entrainant, revient tout au long du film pour souligner les moments clés de l’intrigue. Silvestri incorpore des instruments et des motifs musicaux du Moyen-Orient comme la flûte orientale, des chœurs traditionnels et des percussions ethniques qui transportent les auditeurs dans les déserts arides et les temples antiques.

La suite pour orchestre de Silvestri, produite par Universal Music, est un arrangement pour orchestre symphonique présentant un medley des musiques du film et mettant en valeur la richesse des sonorités orchestrales, avec des cuivres puissants, des vents et cordes envoûtants et des percussions rythmées. Une œuvre qui vous (re)transportera à coup sûr dans cette aventure pleine de suspense et d’action !

Vous voulez en savoir plus ? Retrouvez nos sources principales et d’autres articles :

Rendez-vous Samedi 15 juin 2024 à 20h30 à la basilique Saint Martin d’Ainay pour retrouver cette œuvre pleine de suspense et d’action lors de notre concert Le Nouvel Orient Express. Retrouvez ici la billetterie en ligne.

Concerto pour trombone de Launy Grøndahl

Lumière sur le trombone avec ce concerto pour trombone de Grondahl !

Cette année, lors de notre concert « Le Nouvel Orient Express » le 15 juin 2024 à la Basilique d’Ainay de Lyon. le trombone à coulisse sera sous le feu des projecteurs avec l’interprétation de l’exceptionnel Concerto pour Trombone de Launy Grøndahl par notre soliste invitée Caroline Sylvestre. L’OSL s’attaque à un monument du répertoire pour trombone, avec cette pièce écrite par Launy Grøndahl.

Ne manquez pas la représentation exclusive de ce concerto pour trombone par l’Orchestre Symphonique de Lyon l

Et pour vous présenter cette œuvre, son compositeur et plus largement la place du trombone dans la musique symphonique, Nicolas, Tromboniste au sein de l’OSL vous propose cet article.

Découvrez le Concerto pour trombone de Launy Grondhal exclusivement en concert le 15 Juin 2024 pour le Nouvel Orient Express par l'Orchestre Symphonique de Lyon
Découvrez le Concerto pour trombone de Launy Grondhal exclusivement en concert le 15 Juin 2024 pour le Nouvel Orient Express par l’Orchestre Symphonique de Lyon

Qui était Launy Grøndahl ?

Launy Grondahl, compositeur danois du concerto pour trombone proposé par l'Orchestre Symphonique de Lyon

Launy Grøndahl est né en 1886 près de Copenhague au Danemark. Son nom est souvent associé à son concerto pour trombone, mais il fut l’un des chefs d’orchestre les plus talentueux du Danemark au début du XXe siècle. Il dirigea pendant 31 ans le meilleur des orchestres du Danemark : l’Orchestre de la Radio d’Etat danoise devenu l’Orchestre Symphonique National danois. Cet orchestre reste le plus prestigieux du pays encore aujourd’hui ! Les enregistrements des interprétations des symphonies de Nielsen, sous la baguette de Launy Grøndahl, font encore autorité à l’heure actuelle. Avant d’être chef d’orchestre, Launy Grøndahl était violoniste. A l’âge de 13 ans, il était déjà musicien professionnel au sein de l’orchestre du Casino Théâtre ! C’est d’ailleurs pour les trombonistes de cet orchestre qu’il écrira plus tard, en 1924, son Concerto pour trombone. Bien que modeste à propos de ses compositions, Launy Grøndahl a écrit plusieurs pièces pour violon, basson, de musique de chambre ou encore pour piano. Ces pièces sont malheureusement peu connues en dehors des pays nordiques.

Launy Grøndahl était un prodige à deux facettes : un chef d’orchestre de génie ainsi qu’un compositeur talentueux, en particulier aux yeux des trombonistes !

Le concerto pour trombone de Grøndahl : un incontournable du répertoire de trombone !

Le trombone à coulisse est un instrument à vent de la famille de cuivres. Facilement reconnaissable grâce à sa coulisse qui le distingue des autres instruments, il est utilisé dans de nombreux styles musicaux. On le retrouve évidemment dans la musique symphonique. Largement utilisés et connus pour leur contribution aux musiques de films symphoniques, comme Star Wars, Indiana Jones ou encore James Bond, les trombones sont aussi présents dans le répertoire plus « classique » des musiques symphoniques.

Trombone à coulisse : instrument vedette du concerto pour trombone de Launy Grondahl pour le concert de l'Orchestre Symphonique de Lyon le 15 juin 2024

Mozart fut l’un des premiers à les utiliser dans son opéra « La flûte enchantée ». Aux côtés du tuba, les trombones sont utilisés pour des passages puissants comme dans le final de la symphonie n°8 de Bruckner, ou des passages plus lents et calmes, comme dans l’ouverture du deuxième mouvement de la symphonie nᵒ 9 « Du Nouveau Monde » de Dvořák. Cette année, l’OSL jouera également l’ouverture de « La Pie Voleuse » de Rossini, morceau où les trombones font plusieurs interventions remarquées.

Le trombone peut également être soliste au cœur d’un morceau comme dans le fameux « Boléro » de Ravel ou dans « Tuba Mirum » extrait du requiem de Mozart, dans lequel le trombone dialogue avec le soliste au chant. Cependant, peu de compositeurs consacrent au trombone un concerto avec orchestre. Leopold Mozart (le père de Mozart) le fit au XVIIIe siècle avec un concerto pour trombone alto. Au XIXe siècle, Rimsky-Korsakov composa lui aussi un concerto pour trombone.

Le Concerto pour trombone de Launy Grøndahl reste donc sûrement la plus célèbre des pièces pour trombone et orchestre. Ce concerto est composé de 3 mouvements. Le premier, « Moderato assai ma molto maestoso », expose le thème principal de l’œuvre dans plusieurs tessitures et tonalités. Il présente également un deuxième thème plus chantant. Le deuxième mouvement, « Quasi una Leggenda », est un mouvement plus lent et expressif permettant de mettre en valeur la rondeur et le lyrisme du trombone. Le dernier mouvement, « Finale, maestoso rondo », débute en reprenant le thème chantant du premier mais évolue très vite vers un mouvement allant et dansant. Il se conclut de manière majestueuse, comme une victoire. Ce concerto est un défi pour le soliste car il doit allier son interprétation personnelle de la pièce avec les nombreuses indications données par le compositeur sur la partition.

Le Concerto pour trombone de Launy Grøndahl reste sûrement la plus célèbre des pièces pour trombone et orchestre. Ce concerto est un défi pour le soliste car il doit allier son interprétation personnelle de la pièce avec les nombreuses indications données par le compositeur sur la partition.

Nicolas, Tromboniste au sein de l’OSL

Notre soliste invitée : Caroline Sylvestre

Pour relever ce défi du répertoire de trombone, l’OSL a fait appel à Caroline Sylvestre.

Caroline Sylvestre, Tromboniste invité pour le concerto pour trombone de Launy Grondahl le 15/06/2024

Bien connue des musiciens de l’OSL, Caroline est une musicienne éclectique jouant dans des groupes variés. Elle joue de l’euphonium au sein du « Bus Rouge », compagnie de spectacles de rue. Elle est aussi tromboniste dans MinK BigBand, Promesa Salsa ou Kali’Bones. Caroline s’est vu dédier une pièce de Grégoire Gensse pour trombone solo et a participé à l’enregistrement de plusieurs albums : « Noony » de Vaïty, un album de bèlè (style mêlant musique, danse et conte),  « MinK » de Raphaël Minfray et Sabine Kouli, des pièces contemporaines de David Wood, ou encore le conte musical « Prince ! » de Sophie Bœuf.

Caroline est une passionnée de pédagogie. Elle est titulaire de 2 DE en trombone et en tuba, et enseigne dans les conservatoires de Sainte-Foy-lès-Lyon et Vaulx-en-Velin. Elle fait également partie du dispositif Démos-Lyon, projet de démocratisation culturelle s’adressant à des enfants de 7 à 12 ans n’ayant jamais pratiqué la musique.

Pour aller plus loin

Rendez vous Samedi 15 juin 2024 à 20h30 à la basilique Saint Martin d’Ainay pour découvrir cette œuvre rarement interprétée lors de notre concert Le Nouvel Orient Express. Retrouvez ici la billetterie en ligne.

Lawrence d’Arabie de Maurice Jarre

L’Orchestre Symphonique de Lyon vous propose de retrouver la musique du film Lawrence d’Arabie de Maurice Jarre pour son concert du 15 juin 2024, « Le Nouvel Orient Express ».

Immortalisé par le cinéma en 1962, Lawrence d’Arabie est devenu une figure légendaire du XXe siècle, magnifiant les splendeurs du désert et les drames de la guerre. Composée par Maurice Jarre la musique accompagne des panoramas grandioses et ensorcèle par des mélodies envoûtantes et des orchestrations audacieuses.
Lawrence d'Arabie de Maurice Jarre par l'Orchestre Symphonique de Lyon
Lawrence d’Arabie de Maurice Jarre par l’Orchestre Symphonique de Lyon

Imaginez-vous Stars Wars sans la musique de John Williams ? Auriez vous pleuré pendant La Boum sans la voix chaude de Richard Sanderson ?
Que serait devenu Lawrence d’Arabie sans la partition de Maurice Jarre ?

Vérène, Violoncelliste au sein de l’Orchestre Symphonique de Lyon
vous propose cette présentation.

De Lawrence d’Arabie à Docteur Jivago, la filmographie de Maurice Jarre résonne comme un appel à l’aventure, aux contrées lointaines, à la découverte des cultures du monde.

« La musique de Maurice Jarre déchire l’écran » déclarait Alexandre Desplat. « C’est du CinémaScope avec des notes ».

Qui était Lawrence d’Arabie ?

Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le nom de « Lawrence d’Arabie« , fut le chef de file de la révolte arabe contre les Ottomans entre 1917 et 1919. Son récit de plus de mille pages, Les Sept Piliers de la Sagesse, mêle sublimes descriptions du désert, portraits de guerriers, scène de combats et de massacre dans une œuvre unique, à la fois autobiographie poétique, journal de guerre et réflexion sur l’histoire humaine.

Immortalisé par le cinéma en 1962 grâce au réalisateur David Lean, Lawrence d’Arabie est devenu une figure légendaire du XXe siècle, magnifiant les splendeurs du désert et les drames de la guerre.

La partition de Maurice Jarre évoque les grands panoramas et les scènes d’action ainsi que l’ancrage culturel du contexte historique.

Maurice Jarre (1924, 2009), le plus lyonnais des compositeurs californiens

A l’âge de 16 ans, Maurice Jarre décide de devenir chef d’orchestre après que son père lui offre un disque, la Rhapsodie Hongroise N°2 de Franz Liszt. C’est pour lui un déclic, il est littéralement subjugué par le son. Tout en préparant un diplôme d’ingénieur, afin de se plier aux pressions paternelles, il étudie au Conservatoire de Paris le solfège, l’harmonie, la théorie et la composition avec Jacques de la Presle, Louis Aubert et Arthur Honegger. Trop âgé pour l’apprentissage du piano, il se spécialise comme timbalier sur les conseils de Charles Munch qui voit en lui un certain esprit musical et un bon sens du rythme.

Il commence sa carrière de percussionniste, notamment auprès de la compagnie théâtrale de Jean-Louis Barrault et Pierre Boulez. Il devient par la suite arrangeur et chef d’orchestre. Il se forme à l’écriture pour l’image en passant par le court métrage, dès 1951.

Les contraintes économiques stimulent son inspiration. Parce qu’il ne peut pas forcément avoir tous les musiciens qu’il souhaite pour ses créations, il conçoit des échafaudages un peu bizarroïdes d’instruments. On dit même qu’il y a un « son Jarre », typique de cette époque.

La musique de Lawrence d’Arabie

En 1962, Lawrence d’Arabie porte la signature de Maurice Jarre à une échelle mondiale avec le premier de ses trois Oscars, suivi en 1964 d’un exil californien. A Los Angeles, il composera pour les plus grands metteurs en scène : Hitchcock, Kazan, Huston, Eastwood, Cimino, sans rompre les ponts avec l’Europe : Visconti, Schöndorff

Mais jamais l’industrie hollywoodienne n’effaça les traits caractéristiques de son écriture : mélodies sinueuses, audaces orchestrales, et un univers harmonique non conventionnel. « C’est vrai, les musiciens me disent souvent : « harmoniquement, tu es un pervers’’ ! Je suis obligé de leur donner raison ».

Le compositeur était très intrigué par les musiques ethniques. « Le folklore, ou plutôt les folklores », insistait-il, « ont toujours été l’une de de mes passions. Durant mes études au Conservatoire de Paris, son directeur, Claude Delvincour, imposait à chaque étudiant d’élaborer une thèse sur cinq différentes musiques ethniques. Je me suis donc immergé dans les musiques arabes, indiennes, russes, japonaises, sans oublier le hillbilly, ancêtre de la country music. C’était un horizon qui s’ouvrait sur d’autres modes d’écritures, de pensées musicales. Très vite, j’ai compris que les instruments de ces folklores représentaient des possibilités expressives originales ».

Le saviez-vous ?

  • Maurice Jarre renonçait à tous ses cachets de concert au profit d’œuvres caritatives.
  • En 2006, il a dirigé l’Orchestre National de Lyon, dans sa ville natale, lors d’un concert anniversaire qui fut également le dernier d’une vie dédiée à la musique.

Vous voulez en savoir plus sur la musique de Maurice Jarre ?

Retrouvez ce podacast de 4 minutes de Radio France : https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/maxxi-classique/maurice-jarre-un-lyonnais-a-hollywood-2278203

Vous voulez écouter ou réécouter la musique de Lawrence d’Arabie ?

Voici l’interprétation de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, une version donnée à l’occasion des 100 ans de la naissance de Maurice Jarre

Lawrence d’Arabie par l’Orchestre Philharmonique de Radio France

Pour se souvenir des beaux yeux de Peter O’Toole et de la prestance d’Omar Sharif : un extrait du film


Lawrence d’Arabie : Extrait du film

Vous en voulez encore ? voila nos sources

Lawrence d’Arabie par l’Orchestre Symphonique de Lyon en concert

Retrouvez « Lawrence d’Arabie » de Maurice Jarre interprété par l’Orchestre Symphonique de Lyon lors de notre concert Le Nouvel Orient Express le 15 Juin 2024 à Lyon, Abbaye d’Ainay.

Le Nouvel Orient Express : le prochain concert de l’Orchestre Symphonique de Lyon

Bonjour,

Notre concert « Le Nouvel Orient Express » à AINAY affiche d’ores et déjà COMPLET !

Pour votre confort, il n’y aura pas de vente de billets sur place.

Mais nous avons une bonne nouvelle
: Retrouvez-nous pour la Fête de la Musique 2024, vendredi 21 Juin à 20h30. On vous annonce très vite le lieux exceptionnel pour cette soirée festive.

Suivez-nous sur nos réseaux sociaux et inscrivez vous à notre newsletter pour ne pas manquer l’information !

Merci pour votre fidélité qui nous fait chaud au cœur !

Alain, Président de l’Orchestre Symphonique de Lyon

Etes-vous prêt pour un voyage musical inédit ?

Samedi 15 juin 2024 à 20h30, montez à bord du « Nouvel Orient Express » depuis le cadre intime de l’Abbaye d’Ainay au cœur de Lyon pour un voyage musical riche en émotions et en découvertes.

Le Nouvel Orient Express, Un voyage musical inédit avec l'Orchestre Symphonique de Lyon le 15 juin 2024 à Lyon, Abbaye d'Ainay

Découvrez un compositeur contemporain et un genre moins conventionnel avec un concerto pour trombone composé en 1924 en Italie par un Danois et interprété par notre soliste invitée talentueuse.

Puis direction la Méditerranée où nous explorerons différentes cultures à travers des sonorités traditionnelles qui résonneront harmonieusement avec les instruments classiques de l’orchestre. De la Suite Algérienne de Saint-Saëns au Marché Persan de Ketelbey, sans oublier la musique de film Aladdin qui réjouira petits et grands !

Un programme fidèle à nos traditions, mêlant musique connue ou moins connue pour le plaisir du plus grand nombre.

🚂Voici les escales de ce voyage inoubliable✨

✨Les nuits égyptiennes d’Arensky✨

L’entrée solennelle d’Antoine d’Anton Arensky est l’épilogue de la suite pour orchestre « Nuits d’Egypte », véritable péplum retraçant les amours de Cléopâtre et d’Antoine dans l’Egypte ancienne.

Lire la présentation détaillée..


✨Ouverture de la Pie voleuse de Rossini✨

Une œuvre dramatique située dans l’Italie du XVIIIe siècle. L’histoire raconte les déboires de Ninetta, une servante accusée à tort de vol de cuillères d’argent, commis en réalité par une pie.

Lire la présentation détaillée..


✨Le concerto pour trombone de GrØndahl ✨

Compositeur et chef d’orchestre danois, c’est lors de son voyage en Italie en 1924 qu’il écrivit cette pièce et la dédia à Vilhelm Aarkrogh, l’un des trombonistes de l’orchestre du Casino Théâtre de Copenhague.

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✨Suite algérienne de Saint-Saëns✨

Camille Saint-Saëns se rendait tous les hivers en Algérie et il y est mort. Il nous laisse une description d’un voyage en Algérie : nous vous proposons 3 mouvements : En vue d’Alger, Rêverie du soir à Blidah et la Marche militaire française.

Lire la présentation détaillée…


✨Lawrence d’Arabie de Maurice Jarre✨

Immortalisé par le cinéma en 1962, Lawrence d’Arabie est devenu une figure légendaire du XXe siècle, magnifiant les splendeurs du désert et les drames de la guerre. Composée par Maurice Jarre la musique accompagne des panoramas grandioses et ensorcèle par des mélodies envoûtantes et des orchestrations audacieuses.

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✨Le Retour de la Momie d’Alan Silvestri✨

La musique d’Alan Silvestri nous emporte dans les aventures mouvementées de la famille O’Connell, des
archéologues débrouillards à la poursuite de la terrible momie ressuscitée d’Imhotep, grand prêtre maudit
du pharaon Séthi 1er . De Londres à l’Egypte, en voiture ou en dirigeable, au prix de maints combats
spectaculaires, le bien finit par triompher.

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✨Sur un marché persan de Ketèlbey✨

Albert Ketèlbey est un compositeur et chef d’orchestre britannique au parcours atypique qui compose des œuvres orchestrales présentant un caractère mystique ou orientaliste. Cette œuvre représentative de son style, déroule de façon narrative et picturale six scènes qui nous plongent dans la vie foisonnante d’un marché oriental en Perse.

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✨Suite pour orchestre Aladdin d’Alan Menken✨

Personnage des Mille et Une Nuits, Aladin aurait vraiment existé en Syrie au XVIIIe siècle. L’histoire a été adaptée de nombreuses fois au cinéma, notamment par Disney. Replongez dans l’histoire du héros et du célèbre Génie vivant dans la lampe !

Lire la présentation détaillée..


Alors êtes-vous prêt pour ce voyage musical inédit ?

Réservez vite votre ticket sur notre
Billetterie en Ligne et prenez place à bord du Nouvel Orient Express de
l’Orchestre Symphonique de Lyon :
un concert unique Samedi 15 juin 2024
à l’Abbaye d’Ainay de Lyon.

🚂Gare de départ

Basilique / Abbaye St Martin d’Ainay
Place d’Ainay
69002 Lyon

🎫Billetterie

  • Adultes à partir de 16 ans : 17 €
  • Enfants de 8 à 15 ans : 12 €
  • Gratuit jusqu’à 7 ans
  • Placement libre. Ouverture des portes à 19h45
  • Règlement par chèque et espèces uniquement sur place dans la limite des places disponibles : Attention Le concert affichant complet, il n’y aura pas de vente de billets sur place à l’entrée du concert !
Bonjour,

Notre concert « Le Nouvel Orient Express » à AINAY affiche d’ores et déjà COMPLET !

Pour votre confort, il n’y aura pas de vente de billets sur place.

Mais nous avons une bonne nouvelle
: Retrouvez-nous pour la Fête de la Musique 2024, vendredi 21 Juin à 20h30. On vous annonce très vite le lieux exceptionnel pour cette soirée festive.

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Alain, Président de l’Orchestre Symphonique de Lyon

Le Nouvel Orient Express : Retrouvez ci-dessous notre Billetterie en Ligne opérée par HelloAsso.

  • Le règlement s’effectue exclusivement par Carte bancaire.
  • Vous devez disposer d’une imprimante pour imprimer ou de votre mobile pour présenter votre billet à l’entrée.

Nuits Égyptiennes d’Arensky

Entrée Solennelle d’Antoine

"L'Entrée solennelle d'Antoine" d'Anton Arensky est l'épilogue de la suite pour orchestre "Les Nuits Égyptiennes", véritable péplum retraçant les amours de Cléopâtre et d'Antoine dans l'Egypte ancienne.

Miguel, Tubiste au sein de l’Orchestre Symphonique de Lyon vous propose de découvrir ici plus amplement la vie du compositeur Anton Arensky et l’œuvre Nuits Égyptiennes proposée par l’OSL pour sa saison 2023-2024.

Anton Arensky (1861 – 1906)

Anton Arensky, compositeur des Nuits Égyptiennes

Anton Arensky était un compositeur, chef d’orchestre et professeur russe, né le 12 juillet 1861 à Novgorod dans un environnement familial musical. Son père médecin est violoncelliste amateur et sa mère, pianiste, lui donne ses premières leçons.

Le jeune garçon montre des signes précoces de génie musical et commence à composer des mélodies et des pièces pour piano dès l’âge de neuf ans. Puis la famille déménage à Saint-Pétersbourg pour lui permettre de suivre des études musicales. C’est à dix-huit ans qu’il entre au conservatoire pour suivre des cours de composition avec le célèbre Nikolaï Rimski-Korsakov. Il travaille alors sur des compositions plus importantes, telles qu’une réduction pour piano de l’opéra de son professeur, La Fille des neiges, en 1881. Il poursuit son éducation musicale en prenant des cours de contrepoint, et sort du Conservatoire à vingt-deux ans avec une médaille d’or.

Suite à l’obtention de son diplôme en 1882, Arensky a rejoint le Conservatoire de Moscou en tant que professeur, où il a enseigné à des étudiants qui allaient devenir des légendes de la musique, tels que Alexander Scriabin et Sergei Rachmaninoff. En 1895, il retourne à Saint-Pétersbourg pour diriger le Chœur impérial, recommandé pour ce poste par Mily Balakirev.

À l’âge de quarante ans, il prend la décision de se concentrer sur sa carrière artistique en tant que compositeur, pianiste et chef d’orchestre, et quitte la chapelle impériale.

Arensky est décédé de la tuberculose le 25 février 1906, à l’âge de 44 ans, dans un sanatorium à Perkjärvi qui faisait partie du grand-duché de Finlande, à l’époque sous l’Empire russe (aujourd’hui Zelenogorsk, en Russie).

Peu de choses sont connues sur sa vie privée, mais dans « Ma Vie » (1909), Rimski-Korsakov raconte que Arensky a toujours eu une vie irrégulière, s’adonnant à des soirées trop arrosées et jouant aux cartes. Malgré une vie relativement courte et dissolue, Arensky a eu une activité créatrice prospère.

L’influence de Pyotr Ilyich Tchaïkovski sur sa musique est indéniable. Rimski-Korsakov lui-même a dit : « Dans sa jeunesse, Arensky n’a pas échappé à une certaine influence de ma part; plus tard, l’influence est venue de Tchaïkovsky. » Son style se trouve donc à la charnière de l’influence des romantiques Rimski-Korsakov et Tchaïkovski, et du langage harmonique devenu plus complexe de la nouvelle génération qu’il a d’ailleurs contribué à former.

Il lui sera parfois reproché de n’avoir pas su créer son univers personnel. Pourtant, il a vite obtenu du succès, notamment avec son premier opéra, Un Songe sur la Volga (1891), dans lequel il emprunte des thèmes issus du folklore. Il rencontrera moins de succès avec son deuxième opéra, Raphaël (1894), et ensuite avec Nal et Damayanti (1904), composé d’après l’épopée indienne du Mahâbhârata.

En ce qui concerne la musique symphonique, on peut citer les Variations sur un thème de Tchaïkovski, qui sont devenues populaires. Cependant, c’est certainement dans son domaine de prédilection, la musique de chambre, largement reconnue comme de premier plan, que son talent s’est le mieux exprimé avec deux quatuors à cordes, deux trios avec piano et un quintette avec piano à son actif.

Nuits Égyptiennes d'Anton Arensky

Le Ballet « Les Nuits Egyptiennes »

Parmi l’héritage musical riche et diversifié laissé par Arensky, « Les Nuits Égyptiennes » se distingue comme un ballet en un acte composé en 1900. Ce ballet, qui n’a pas été monté du vivant d’Arensky en raison du décès du chorégraphe Lev Ivanov, a finalement été créé le 21 mars 1908 au Théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg, avec la chorégraphie de Mikhaïl Fokine.

L’œuvre s’inspire de l’orientalisme, un courant artistique et littéraire fasciné par l’exotisme de l’Orient. Le ballet intitulé Les Nuits égyptiennes évoque le titre d’une nouvelle de Pouchkine datant de 1835. Mais en ce qui concerne l’intrigue du ballet et son immersion dans l’Orient, Anton Arensky a puisé ses références dans un ouvrage renommé à l’époque, Des mœurs et coutumes des Égyptiens modernes d’Edward William Lane, publié à Londres en 1837. Cet ouvrage a marqué l’histoire de l’orientalisme avec ses descriptions puissantes de la vie en Égypte, influençant plusieurs artistes, dont Gérard de Nerval.

Le 25 juin 1910, il a été interprété par les Ballets russes de Diaghilev dans la production intitulée « Cléopâtre » au théâtre du Châtelet à Paris. Les Nuits égyptiennes faisait partie d’une série de pièces rassemblées autour de la thématique « Les Orientales« , servant de prélude à l’œuvre d’Igor Stravinski, L’Oiseau de feu.

La suite orchestrale « Les nuits égyptiennes »

La suite orchestrale op. 50a, tirée du ballet, est composée de sept mouvements captivants qui transportent l’auditeur dans un voyage à travers l’imaginaire oriental. Les mouvements les plus célèbres de cette suite sont probablement « La danse des Ghazies », « Charmeuse de serpents », et « Entrée solennelle d’Antoine », que l’OSL vous interprétera cette saison.

Chaque pièce offre une fenêtre sur un monde de mystère et de séduction, caractéristique de l’attrait de l’époque pour l’Orient.

Antoine, également connu sous le nom de Marc Antoine, était un général romain et un homme politique influent à l’époque de l’Égypte ptolémaïque. Il est célèbre pour sa relation tumultueuse avec Cléopâtre, la dernière reine d’Égypte. Leur histoire d’amour a été immortalisée dans de nombreuses œuvres artistiques, dont cette suite orchestrale.

Dans “Les Nuits Égyptiennes”Antoine est donc un personnage central, et sa relation avec Cléopâtre est mise en lumière. L’Entrée solennelle d’Antoine peut être interprétée comme un moment où Antoine entre en scène de manière majestueuse, peut-être lors d’une rencontre avec Cléopâtre ou lors d’un événement important de leur histoire commune.

« Les Nuits Égyptiennes » d’Arensky reflètent non seulement l’intérêt du compositeur pour l’orientalisme, mais aussi son talent pour créer des mélodies envoûtantes et des harmonies riches. L’orchestration utilise une variété d’instruments qui ajoutent à la couleur locale de la musique, avec des bois, des cuivres, des percussions et des cordes. La musique d’Arensky invite à une réflexion sur la manière dont l’Orient a été perçu et représenté dans l’art occidental.

Aujourd’hui, « Les Nuits Égyptiennes » continuent de captiver les auditeurs et restent un témoignage de la fascination durable pour l’exotisme et la richesse culturelle de l’Égypte. Cette œuvre est un exemple remarquable de la manière dont la musique peut transcender les frontières et les époques, offrant une expérience immersive dans un passé lointain et un lieu mythique.

Pour en savoir plus sur Les nuits égyptiennes et l’œuvre d’Arensky, vous pouvez consulter Arensky : des nuits d’Egypte pas très câlines  | Crescendo Magazine (crescendo-magazine.be) et la page Wikipedia dédié a Arensky Anton Arenski — Wikipédia (wikipedia.org)

L’entrée solennelle d’Antoine extraite des Nuits Egyptiennes de Arensky en concert par l’Orchestre Symphonique de Lyon

Retrouvez un extrait de la suite orchestrale des Nuits Egyptiennes d’Antoine Arensky interprété par l’Orchestre Symphonique de Lyon lors de notre concert du 6 Avril 2024 à Charlieu et du 15 Juin 2024 à Lyon.