Tous les articles par Orchestre Symphonique de Lyon

L'Orchestre Symphonique de Lyon est un orchestre amateur créé en 1947 !

Fête de la musique 2026 à l’Hôtel de ville de Lyon

Les Héros & Légendes de
l’Orchestre Symphonique de Lyon
sous les étoiles de l’Hôtel de Ville

Pour sa 3ᵉ Fête de la Musique à l’Hôtel de Ville, l’Orchestre Symphonique de Lyon propose deux concerts gratuits où héros, légendes et musiques de films s’animent en plein air, avec une expérience immersive au cœur de l’orchestre.
Vibrez au cœur de l’orchestre avec les Aristochats, E.T., Cendrillon et d’autres surprises

Fête de la Musique avec l’Orchestre Symphonique de Lyon à l’hotel de ville de lyon le 21 juin 2026 pour 2 concerts gratuits

Pour sa 3e Fête de la musique dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville, l’Orchestre Symphonique de Lyon vous convie à une soirée populaire et festive où les Héros & Légendes de sa saison prennent vie en plein air.

Qu’ils soient aventuriers de cinéma, figures mythologiques ou personnages romantiques, ces héros s’animent pour deux concerts sur inscription dans un programme qui traverse les époques et les univers. De la fantaisie joyeuse de Toy Story et des Aristochats à l’émotion cosmique de E.T., la musique de film dialogue avec les grandes fresques orchestrales : la puissance de Mars de Holst, les couleurs de Bizet ou l’énergie de Berlioz.

Et cette année encore, une surprise vous attend !

Et parce que vous aviez adoré cette surprise l’an passé, plusieurs d’entre vous seront invités à prendre place au cœur de l’orchestre, pour ressentir la musique de l’intérieur et vivre l’aventure comme les héros de la soirée.

Une fête pour tous, où la musique célèbre les héros et la force de l’imaginaire musical, à partager ensemble sous les étoiles.

2 concerts gratuits à 19h et 21h
600 places dont 400 assises pour chaque concert !
Aucune inscription n’est nécessaire cette année.
En cas de mauvais temps, le concert ne pourra pas avoir lieu.

📍 Lieu  :

HÔTEL DE VILLE DE LYON
1 Place de la comédie
69001 LYON


Organisateur :

Orchestre Symphonique de Lyon & Ville de Lyon


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La Marche au supplice – Hector Berlioz

La Marche au supplice – Berlioz et le romantisme tragique

(extrait de la Symphonie fantastique)

Dans notre programme Héros & Légendes, samedi 30 mai 2026 à l’église Sainte‑Bernadette de Caluire, la Marche au supplice occupe une place singulière : celle d’un héroïsme tragique, halluciné, où le destin se joue dans la démesure romantique. Avec Berlioz, le mythe n’est plus antique ni cinématographique : il est intérieur, brûlant, né d’une passion qui dévore et qui conduit à l’abîme. Cette page, l’une des plus saisissantes de la Symphonie fantastique, nous plonge au cœur d’un imaginaire où l’orchestre devient théâtre, vision, vertige — article proposé par Isabelle, notre violon solo.

Une symphonie révolutionnaire

Composée en 1830, la Symphonie fantastique est une œuvre fondatrice du romantisme musical. Berlioz y bouleverse la symphonie dite « classique » en lui donnant une dimension narrative inédite : une symphonie à programme, guidée par un récit précis.

Hector Berlioz compose La Symphonie Fantastique dont la marche au supplice est extraite
Hector Berlioz compose la Symphonie fantastique en 1830

Berlioz, artiste passionné, excessif, d’une sensibilité extrême, y projette une part intime de lui-même. La partition s’inspire de l’amour obsessionnel qu’il éprouve pour l’actrice irlandaise Harriet Smithson, qu’il idéalise sans réellement la connaître. Il imagine le destin tragique d’un jeune artiste amoureux, désespéré par un amour non partagé, qui s’empoisonne à l’opium. Ses émotions prennent alors une dimension hallucinée.

L’« idée fixe » : un fil conducteur dramatique

Berlioz fournit lui-même un texte explicatif détaillant chaque mouvement. Un élément central unifie l’ensemble : l’idée fixe, thème musical représentant la femme aimée. Elle traverse toute l’œuvre, se métamorphosant selon les épisodes : élégante au bal, pastorale à la campagne, grotesque lors du sabbat. Ce procédé, d’une modernité saisissante, fait de la symphonie un véritable récit musical.

La Marche au Supplice, 4e mouvement de la Symphonie Fantastique de Berlioz par l'Orchetre Symphonique de Lyon
La Marche au Supplice, 4e mouvement de la Symphonie Fantastique de Berlioz par l’Orchetre Symphonique de Lyon

La Marche au supplice : un rêve de mort

Quatrième mouvement de la symphonie, la Marche au supplice constitue le pénultième tableau. Dans un délire provoqué par l’opium, le héros rêve qu’il a tué sa bien-aimée. Condamné à mort, il est conduit à l’échafaud.

La musique adopte une rythmique ferme et régulière, évoquant la marche militaire. Ce rythme mécanique, binaire, dans une atmosphère lourde et pesante, traduit l’inéluctabilité du destin : une progression inexorable vers la mort.

Un orchestre théâtral : Berlioz maître de la couleur

Berlioz est un maître incontesté de l’orchestration. Il exploite avec audace les couleurs sonores de l’orchestre pour immerger l’auditeur dans son récit.

  • Les cuivres, éclatants et solennels, donnent une couleur sombre et héroïque, presque grotesque, comme une cérémonie publique. Les cuivres graves — trombones et tuba — installent une assise sonore implacable, une masse dense et métallique qui accompagne le cortège vers l’échafaud.
  • Les cordes, moins chantantes qu’à l’accoutumée, aux motifs martelés et aux rythmes incisifs, accentuent l’angoisse par de puissants contrastes dynamiques.
  • Les percussions, notamment les timbales, renforcent la tension dramatique et la sensation de fatalité.

L’écriture est spectaculaire : l’orchestre devient théâtre.

Un dénouement d’une puissance dramatique inouïe

Juste avant l’exécution, la clarinette solo fait entendre une dernière fois l’idée fixe. Le ton s’adoucit, presque intime : ultime pensée du condamné.

Puis l’illusion se brise. Un accord violent de tout l’orchestre figure le coup de guillotine. Les pizzicati des cordes suggèrent la chute de la tête, tandis que les roulements de timbales concluent la scène.

Une œuvre-monument du romantisme

Symphonie autobiographique et chef‑d’œuvre du romantisme, la Symphonie fantastique marque une révolution orchestrale. Berlioz transforme l’orchestre en un théâtre sonore, mêlant passion, fantastique et démesure : une œuvre à l’image de son créateur.


🎟️ Derniers jours pour réserver

La Marche au supplice résonnera ce samedi 30 mai 2026 à 20h30, lors de notre concert Héros & Légendes à l’Église Sainte‑Bernadette de Caluire. Il est encore temps de prendre vos places :

👉 Réservez dès maintenant et vivez cette fresque symphonique au plus près de l’orchestre.

Affiche du concert Héros & Légendes de l’Orchestre Symphonique de Lyon, mai 2026

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Nimrod – 9e des Variations Enigma d’Elgar

Héros & Légendes : quand l’amitié devient un mythe

Pour Héros & Légendes, samedi 30 mai 2026 à l’église Sainte‑Bernadette de Caluire, nous explorerons une figure singulière : non pas un héros de l’Antiquité, ni un personnage de conte comme Cendrillon, mais un ami. Avec Nimrod, Elgar érige l’amitié en geste héroïque — celle qui relève, qui soutient, qui sauve parfois. Une légende intime, mais universelle.

Les Variations Enigma : Une œuvre née de l’amitié

Si les Variations Enigma ont traversé plus d’un siècle, ce n’est pas seulement grâce au mystère qui entoure leur titre. C’est surtout parce qu’elles sont un geste profondément humain : quatorze portraits musicaux de personnes réelles, proches d’Elgar, esquissés avec une chaleur et une sincérité rares. Dans un répertoire où l’amour occupe souvent le premier rôle, Elgar offre ici quelque chose de plus discret mais tout aussi essentiel : un hommage à l’amitié.

Edward Elgar

L’histoire commence le 21 octobre 1898. Edward Elgar improvise au piano ; sa femme, Alice, l’écoute et s’exclame que la mélodie est belle. Le compositeur s’amuse alors à imaginer comment ses amis l’auraient écrite « s’ils avaient été assez bêtes pour composer ». Ce jeu devient peu à peu une idée d’œuvre. Plus tard, Elgar dira que ces variations furent « commencées dans un esprit d’humour et poursuivies avec un sérieux profond ».

L’énigme dans l’énigme

Le mot Enigma apparaît pour la première fois griffonné sur le manuscrit, probablement par Augustus Jaeger, l’ami intime d’Elgar. Les premières représentations portaient simplement le titre Variations sur un thème original, mais Enigma s’imposa rapidement.

Elgar lui-même entretint le mystère. Il affirmait qu’un thème célèbre, « connu de tous », traversait l’œuvre sans jamais être joué :

« Je n’expliquerai pas “Enigma” — l’énigme doit rester insondable, et je vous préviens que le lien apparent entre les Variations et le Thème est souvent des plus ténus ; de plus, à travers et au-dessus de l’ensemble, un autre thème, plus vaste, « passe », mais n’est pas joué. Ainsi, le Thème principal n’apparaît jamais… le personnage principal n’est jamais sur scène. »

Depuis 125 ans, musicologues et passionnés tentent de percer ce secret. Aucun n’a trouvé de solution pleinement convaincante. L’énigme demeure — et fait partie du charme de l’œuvre.

Les Variations Enigma : Un tournant dans la vie d’Elgar

Lorsque le compositeur commence les variations, il a 41 ans. Il a déjà écrit plusieurs œuvres chorales à succès et bénéficie d’un contrat d’édition chez Novello, mais il n’est pas encore célèbre. La création des Variations Enigma , dirigée par Hans Richter le 18 juin 1899 à Londres, change tout. Richter, pourtant avare de superlatifs, déclare :

« C’est un génie. »

L’œuvre propulse Elgar sur la scène internationale. On peut dire sans exagération qu’elle fut l’une des révélations orchestrales britanniques les plus marquantes de son époque.

Nimros, Variations Enigma d'Elgar dans Héros & Légendes par l'Orchestre Symphonique de Lyon
Nimros, Variations Enigma d’Elgar dans Héros & Légendes par l’Orchestre Symphonique de Lyon

Nimrod : un portrait d’amitié

La neuvième variation, Nimrod, est la plus célèbre. Son titre renvoie au personnage biblique, « grand chasseur devant le Seigneur ». Mais c’est surtout un jeu de mots : Jaeger, le nom de famille d’Augustus Jaeger, signifie « chasseur » en allemand.

Jaeger n’était pas seulement l’éditeur d’Elgar chez Novello. Il était son confident, son soutien moral, celui qui croyait en lui lorsque le compositeur doutait de tout — et il doutait souvent.

Elgar raconta plus tard une scène fondatrice : un soir où il était au bord de l’abandon, Jaeger lui parla de Beethoven. De ses souffrances, de sa ténacité, de sa manière de transformer l’adversité en beauté. Il lui chanta même le thème du deuxième mouvement de la Sonate Pathétique. Elgar confia que les premières mesures de Nimrod avaient été conçues pour évoquer ce thème :

« Ce n’est qu’une allusion, pas une citation. Ne l’entends‑tu pas au début ? »

Nimrod devient ainsi une réponse musicale à un geste d’amitié, un remerciement intime, presque chuchoté — et pourtant universel.

Une architecture sonore d’une simplicité bouleversante

Musicalement, Nimrod est une leçon de retenue. Elgar part d’un souffle à peine perceptible — cordes graves, pianissimo — et construit une arche sonore qui s’élève lentement vers un sommet d’intensité presque insoutenable, avant de retomber dans le silence avec la même douceur.

Pas d’effets spectaculaires, pas de virtuosité démonstrative. La grandeur naît de la simplicité, de la progression harmonique, de la couleur des cordes et des vents. Cette économie de moyens confère à la pièce une dimension quasi liturgique.

Une place unique dans la culture britannique

Aujourd’hui, Nimrod est l’une des pages les plus emblématiques de la musique anglaise. Beaucoup la considèrent comme un second hymne national. On l’entend lors de funérailles, de cérémonies commémoratives, de moments de recueillement collectif.
Chaque 11 novembre, elle résonne au Cénotaphe de Londres lors de la cérémonie nationale du Souvenir.

Ce qui devait être un hommage privé est devenu une méditation universelle sur l’amitié, la gratitude et la force silencieuse de ceux qui nous ont soutenus.


Venez célébrer les amis, ces héros qui nous relèvent

Avec Nimrod, Elgar nous rappelle que les héros ne sont pas toujours ceux des légendes : parfois, ce sont simplement les amis qui nous relèvent. Nous vous invitons à venir écouter cette page bouleversante lors de notre concert Héros & Légendes, samedi 30 mai 2026 à Caluire— et à partager avec nous ce moment de musique où l’intime devient universel.

Réservez vos places pour le concert du 30 mai

Affiche du concert Héros & Légendes de l’Orchestre Symphonique de Lyon, mai 2026

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Jupiter, Les Planètes — Gustav Holst

Héros & Légendes : lumière et contrastes

Notre concert Héros & Légendes, samedi 30 mai 2026 à l’église Sainte‑Bernadette de Caluire, traverse des univers contrastés : la force sombre de Mars, la douceur de Solveig, la magie de Cendrillon… Avec Jupiter, Holst ouvre une autre porte du mythe : celle de la joie, de l’optimisme et de l’élan collectif. Une lumière nouvelle dans notre voyage parmi les héros.

Les Planètes d’Holst : une fresque symbolique

Composée entre 1914 et 1916, la suite Les Planètes est l’une des œuvres orchestrales majeures du XXᵉ siècle. Holst y dresse le portrait musical de chaque planète non pas selon l’astronomie, mais selon l’astrologie, discipline qui le passionnait. À travers cette fresque cosmique, il explore les forces humaines, les tensions intérieures et les élans qui façonnent nos mythes.
Pour Héros & Légendes, l’OSL présente deux de ses pages les plus marquantes : Mars, le messager de la guerre, Jupiter, le porteur de joie

Mars & Jupiter pour Héros & Légendes : Une traversée émotionnelle

Avec Mars et Jupiter, nous passons en quelques minutes de la violence la plus sombre à la joie la plus lumineuse. Deux visages opposés de l’humanité réunis dans une même œuvre : la guerre et la joie. C’est ce contraste qui fait la force des Planètes : une musique qui ne décrit pas seulement les astres, mais aussi nos peurs, nos élans, nos espoirs et notre capacité à renaître.

Holst : rigueur, imagination et modernité

Gustav Holst compose Les Planètes de 1914 a 1916
Gustav Holst compose Les Planètes de 1914 a 1916 – En concert par l’Orchestre Symphonique de Lyon le 30 mai 2026 pour Héros & Légendes le concert de clôture de la 79e saison.

Derrière ces contrastes se révèle un compositeur d’une grande finesse. Holst maîtrise l’orchestration, les couleurs instrumentales et la construction des formes avec une précision remarquable. Passionné d’astrologie, curieux des cultures du monde, il crée avec Les Planètes une œuvre savante et immédiatement accessible, capable de toucher tous les publics.

Jupiter, celui qui apporte la joie

L'Orchestre Symphonique de Lyon présente Jupiter des Planètes de Gustav Holts
L’Orchestre Symphonique de Lyon présente Jupiter des Planètes de Gustav Holts

(extrait de la suite Les Planètes)

Après la puissance implacable de Mars, Jupiter ouvre un tout autre horizon. Une musique lumineuse, généreuse, presque festive : l’orchestre semble laisser entrer la lumière. 

Dès les premières mesures, l’élan est irrésistible : thèmes dansants, couleurs éclatantes, énergie communicative. Holst y déploie une écriture brillante où chaque pupitre trouve sa place dans une célébration orchestrale pleine de vitalité.

Mais derrière cette joie apparente se cache un moment suspendu : une grande mélodie ample et noble, devenue l’un des thèmes les plus célèbres de la musique symphonique. Quelques années plus tard, elle sera même reprise comme hymne populaire au Royaume‑Uni, preuve de sa force émotionnelle et de son universalité.

Dans la vision astrologique qui inspire Holst, Jupiter incarne la générosité, l’optimisme et la joie de vivre. La musique traduit cette idée par un jeu de contrastes entre passages dansants et moments majestueux, entre fête et grandeur.

Ce mélange d’enthousiasme et de noblesse est typique du style de Holst : une musique capable de parler immédiatement au public tout en conservant une grande richesse orchestrale.

Pour les musiciens, Jupiter est un véritable terrain de jeu : les cordes apportent l’élan, les bois les couleurs lumineuses, les cuivres un éclat presque héroïque. L’ensemble crée une atmosphère communicative, comme une célébration de la vie elle‑même.

Avec Jupiter, Gustav Holst nous offre une musique à la fois brillante, généreuse et profondément humaine. C’est  une œuvre qui rappelle que, même dans les périodes troublées où elle a été écrite, la joie et l’élan collectif peuvent encore trouver leur place dans la musique.


🎟️ Entrez dans l’aventure

Le 30 mai 2026 à Caluire, l’OSL vous propose avec Jupiter, un moment de pure joie orchestrale, entre énergie rayonnante et grande mélodie emblématique. Une page incontournable de Héros & Légendes, à vivre en salle pour en ressentir toute la puissance.

La billetterie est ouverte : réservez vos places pour cette soirée unique.

Affiche du concert Héros & Légendes de l’Orchestre Symphonique de Lyon, mai 2026

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“Tout le monde veut devenir un cat” : le jazz des Aristochats avec l’OSL


Dans l’imaginaire des Héros et des Légendes, il existe aussi des figures plus légères, espiègles et joyeuses où la musique devient un terrain de jeu. Les Aristochats, film culte des studios Disney, appartient à cette famille de récits où l’humour, la fantaisie et le swing deviennent des forces à part entière. Avec « Tout le monde veut devenir un cat », Al Rinker signe un hymne irrésistible à la liberté, à l’improvisation et à l’énergie collective. Une célébration du jazz comme art de vivre, portée par des personnages devenus mythiques.
Une présentation proposée par deux musiciens de l’OSL : Nicolas (Percussion) et Miguel (Tuba).

« Tout le monde veut devenir un cat » Les Aristochats de Al Rinker

Les Aristochats – Tout le monde veut devenir un cat – Orchestre Symphonique de Lyon
L’Orchestre Symphonique de Lyon présente Les Aristochats de Al Rinker

Dans notre parcours Héros & Légendes, samedi 30 mai 2026 à l’église Sainte‑Bernadette de Caluire, il y a aussi des héros plus sombre. Au coté de Cendrillon, d’E.T. ou de Solveig, nous vous présentons Les Aristochats, de Al Rinker.

Quelques notes de jazz, un swing irrésistible, et soudain… Paris se transforme en club enfumé où les chats font la loi.
« Tout le monde veut devenir un cat » est l’un des morceaux les plus emblématiques des Aristochats, grand classique des studios Disney sorti en 1970.

Composée par Al Rinker et Floyd Huddleston, cette chanson pétillante incarne à merveille l’esprit du film : liberté, humour, fantaisie… et une bonne dose de swing.

Une nuit de jazz chez les chats parisiens

Dans l’histoire, tout commence après une longue journée d’aventures.
La délicate Duchesse, ses chatons Berlioz, Marie et Toulouse, et l’infatigable Thomas O’Malley font la rencontre d’un groupe pas comme les autres : le jazz-band de Scat Cat.

Très vite, la soirée se transforme en véritable fête musicale.
Contrebasse bondissante, piano déchaîné, trompettes éclatantes : chaque instrument semble improviser, dialoguer, rire avec les autres. Le jazz devient ici un langage universel, joyeux, spontané et communicatif.

Le jazz comme état d’esprit

Plus qu’une simple chanson, « Tout le monde veut devenir un cat » est un véritable manifeste musical : pour être un « vrai chat », il faut savoir lâcher prise, vivre l’instant présent et s’exprimer sans retenue.

La musique mêle swing, blues et influences new-orleans avec une liberté réjouissante. Elle évoque l’improvisation, l’énergie collective et cette impression que tout peut basculer d’une seconde à l’autre… mais toujours dans la bonne humeur.

Même la douce Duchesse, habituellement si élégante, se laisse emporter par ce tourbillon sonore, apportant une touche de tendresse et de romantisme à cette nuit endiablée.

Un joyeux chaos… contrôlé

Soyons honnêtes : en regardant ce film quand nous étions enfants, nous avons surtout retenu une chose…
Pour jouer du jazz, il faut parfois être un peu bruyant.
Très bruyant.
Au point de faire trembler les murs.

Entre les bonds sur le piano et les percussions improvisées, cette scène culte donne l’impression que la musique pourrait faire s’écrouler une maison entière.
Espérons donc que l’église Sainte Bernadette résistera samedi 30 mai à cette déferlante de swing félin !

Les aristochats : Un classique intergénérationnel

Avec ce morceau, Les Aristochats ont offert au public l’un des hymnes les plus joyeux du répertoire Disney.
Une chanson qui traverse les générations, rassemble petits et grands, et rappelle que la musique est avant tout un jeu, un plaisir partagé.

Cette saison, l’OSL vous invite à entrer dans ce club de jazz pas comme les autres, où l’on swingue, où l’on rit, et où, pour quelques minutes, tout le monde devient… un cat.


🎟️ Entrez dans le swing

Dans Héros & Légendes le 30 mai 2026 à Caluire, l’OSL vous invite à redécouvrir Les Aristochats dans une version orchestrale pleine d’énergie et de bonne humeur. Le swing irrésistible de « Tout le monde veut devenir un cat » se transforme en un véritable feu d’artifice musical, où jazz, humour et fantaisie prennent vie au cœur de l’orchestre. Un moment joyeux, pétillant, intergénérationnel… où, l’espace d’un instant, tout le monde devient un cat.

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Affiche du concert Héros & Légendes de l’Orchestre Symphonique de Lyon, mai 2026

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Mars, Les Planètes de Gustav Holst

Dans notre parcours Héros & Légendes, samedi 30 mai 2026 à l’église Sainte‑Bernadette de Caluire, il y a aussi des héros plus sombre. Au coté de Cendrillon, d’E.T. ou de Solveig, nous vous présentons ici Mars, une des Planètes de Gustav Holst.

Mars représente la figure du guerrier : non pas un héros triomphant, mais une force implacable, presque abstraite. Holst en fait un portrait musical saisissant, où la tension, le rythme et la puissance orchestrale dessinent l’archétype même de la confrontation héroïque.


Dans l’imaginaire des Héros et des Légendes, certaines forces dépassent les individus : elles incarnent le destin, la puissance brute, l’élan irrésistible qui précède l’affrontement. Mars, celui qui apporte la guerre, premier mouvement de la suite Les Planètes de Gustav Holst, appartient à cette catégorie. Avec sa marche implacable et son énergie presque mécanique, l’œuvre déploie une tension dramatique saisissante, bien loin d’une simple évocation militaire. Holst y sculpte le portrait d’une force mythologique, froide et inévitable, qui ouvre sa suite comme un choc sonore d’une modernité étonnante. Une présentation proposée par deux musiciens de l’OSL : Nicolas (Percussion) et Miguel (Tuba)

L'Orchestre Symphonique de Lyon présente Mars des Planètes de Gustav Holts

Mars, celui qui apporte la guerre

(extrait de la suite Les Planètes)

Imaginez une marche lente, implacable, presque mécanique. Un battement régulier qui avance sans jamais faiblir, comme une force que rien ne peut arrêter.
C’est ainsi que commence « Mars, celui qui apporte la guerre », premier mouvement de la célèbre suite Les Planètes, composée par Gustav Holst entre 1914 et 1916.

Dès les premières mesures, la musique surprend. Le rythme n’est pas celui, habituel, d’une marche militaire triomphante. Holst utilise une mesure à cinq temps, étrange et déséquilibrée, qui donne une impression d’avancée inexorable. Peu à peu, l’orchestre s’agrandit, les cuivres prennent de l’ampleur, les cordes martèlent leur motif obstiné, et la tension monte comme une tempête qui se prépare.

On pourrait croire que cette œuvre a été écrite pour illustrer la Première Guerre mondiale. Pourtant, ce n’est pas le cas : Holst avait terminé Mars avant le début du conflit. L’inspiration du compositeur est ailleurs. Passionné d’astrologie, il imagine chaque mouvement de la suite comme le portrait musical d’une planète et de son caractère symbolique. Ici, Mars représente l’énergie brute, la confrontation, la force implacable.

Gustav Holst et la naissance des Planètes

Gustav Holst compose Les Planètes de 1914 a 1916
Gustav Holst compose Les Planètes de 1914 a 1916 – En concert par l’Orchestre Symphonique de Lyon le 30 mai 2026 pour Héros & Légendes le concert de cloture de la 79e saison.

Au début du XXᵉ siècle, Holst cherche à renouveler l’écriture orchestrale. Fasciné par les mythes, les cultures anciennes et les sciences occultes, il se tourne vers l’astrologie, qui devient pour lui une source d’imagination musicale.

C’est ainsi qu’il compose Les Planètes, une suite orchestrale où chaque mouvement explore une atmosphère différente : la guerre, la paix, la joie, la vieillesse ou encore le mystère.
Avec Mars, Holst ouvre la suite de manière spectaculaire, presque cinématographique avant l’heure.

Une musique d’une modernité saisissante

Lorsqu’on écoute Mars aujourd’hui, il est difficile de croire que cette musique a plus d’un siècle. Son écriture est audacieuse : rythmes martelés, harmonies tendues, accumulation progressive de puissance orchestrale.

Ce caractère visionnaire a marqué de nombreux compositeurs de musique de film. Beaucoup y entendent une parenté avec certaines musiques de science-fiction, notamment la célèbre « Marche impériale » composée par John Williams pour la saga Star Wars.

Mais chez Holst, l’effet n’est pas seulement spectaculaire. Derrière la puissance sonore, on ressent une tension presque inquiétante, comme si la musique décrivait non pas une bataille héroïque, mais la mécanique froide et inévitable du conflit.

Mars, Une expérience orchestrale intense

Pour les musiciens comme pour le public, Mars est une véritable expérience sonore.
L’orchestre devient une immense machine musicale : les cordes martèlent le rythme, les cuivres éclatent avec force, les percussions renforcent cette sensation de marche inexorable.

Peu à peu, la musique atteint un sommet impressionnant, avant de s’éteindre brusquement, laissant derrière elle une impression de puissance et de mystère.

Une ouverture spectaculaire, qui montre à quel point Gustav Holst avait déjà, au début du XXᵉ siècle, imaginé un nouveau langage orchestral — à la fois moderne, dramatique et incroyablement évocateur.


🎟️ Laissez-vous emporter

Dans Héros & Légendes le 30 mai 2026 à Caluire, l’OSL vous propose de vivre Mars comme un rituel sonore : une montée de tension, une force primitive, un appel venu des mythes. Une expérience où l’orchestre révèle la puissance symbolique des légendes et vous entraîne dans un voyage vibrant et inoubliable.

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Affiche du concert Héros & Légendes de l’Orchestre Symphonique de Lyon, mai 2026

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La Chanson de Solveig : L’Art de Grieg

Le concert Héros & Légendes du 30 mai 2026 nous invite à parcourir des récits où la musique donne vie aux mythes, aux voyages et aux destins hors du commun. Parmi ces figures, Peer Gynt occupe une place singulière : héros fantasque, menteur invétéré, voyageur insaisissable. Mais derrière ses errances, la voix la plus touchante de son histoire reste celle de Solveig, symbole d’amour fidèle et de patience infinie. C’est à travers cette page bouleversante de Grieg que nous ouvrons la porte de son univers.
Une présentation proposée par Vérène, Violoncelle

Chanson de Solveig, extraite de Peer Gynt de Grieg par l'Orchestre Symphonique de Lyon
Chanson de Solveig, extraite de Peer Gynt de Grieg par l’Orchestre Symphonique de Lyon

La chanson de Solveig

Imaginez l’Egypte, un jeune homme un peu étrange, grand voyageur. Il s’appelle Peer Gynt. On ne sait pas grand-chose de lui, sinon qu’il méprise tout et tout le monde. Il ment pour tout et pas grand chose. Ses activités sont consacrées à son plaisir exclusif : il fouille des ruines antiques à la recherche de trésors.

A la même époque, presque de l’autre côté de la planète, dans une épaisse forêt norvégienne, une jeune femme attend ce jeune homme qui l’a abandonnée. Elle est convaincue que Peer Gynt va arrêter ses pérégrinations fantaisistes, retrouver la raison et retourner en Norvège pour la retrouver.

La Chanson de Solveig extraite de Peer Gynt, affiche pour la première représentation de la pièce à Paris au théâtre de l’Œuvre en 1896, lithographie de Edvard Munch. SLUB Deutsche Fotothek
Peer Gynt, affiche pour la première représentation de la pièce à Paris au théâtre de l’Œuvre en 1896, lithographie de Edvard Munch. SLUB Deutsche Fotothek

La fameuse “chanson de Solveig” est souvent considérée comme l’une des pages les plus poignantes d’Edvard Grieg. Ce chant brûle d’amour et d’espoir. Grieg fait entendre Solveig plusieurs fois dans la pièce de théâtre, au troisième acte puis à la fin du quatrième acte. Enfin, alors que des années se sont écoulées, Peer Gynt, devenu vieillard, revient en Norvège. Il retrouve Solveig, qui n’a jamais cessé de l’attendre. Alors que le vieil homme expire dans ses bras, Solveig le console en lui annonçant qu’il a enfin terminé son voyage et trouvé le sens de sa vie.

Edvard Grieg, un compositeur voyageur

Portrait d’Edvard Grieg, photo d’Axel Lindahl, 1876. Bibliothèque de Bergen, Norvège. Compositeur de la Chanson de Solveig
Portrait d’Edvard Grieg, photo d’Axel Lindahl, 1876. Bibliothèque de Bergen, Norvège.

« Je ne suis pas destiné à résoudre l’énigme du monde, je veux seulement montrer aux hommes combien la nature et la vie sont belles. »

Grieg est né à Bergen, en Norvège en 1843. Il étudie la musique très jeune avec sa mère puis part se perfectionner au conservatoire de Leipzig. Il commence une carrière de pianiste et se rend ensuite à Copenhague au Danemark. Mais des ennuis de santé et sa rencontre de sa future femme le ramènent en Norvège après un détour par Berlin et Rome. A partir de 1885, il fait toutefois des tournées régulières à Oslo, Bayreuth, en Hongrie, en Hollande, en Angleterre, en France et en Pologne.

Même si Grieg a beaucoup voyagé, son œuvre est marquée par le mouvement de renouveau national qui se développe au 19e siècle dans toute l’Europe. Comme d’autres artistes norvégiens de sa génération, il introduit dans ses créations des éléments du folklore et des traditions scandinaves. Grieg avait l’habitude de fréquenter les fêtes paysannes et de noter les airs folkloriques qu’il entendait jouer sur les violons traditionnels norvégiens. Selon son biographe, Jérôme Bastianelli, “soit il en faisait des transcriptions un peu littérales, soit ça inspirait des mélodies plus personnelles et qu’on retrouve un peu partout dans son œuvre”.

Un extrait du texte de Henrik Ibsen


L'hiver peut s'enfuir, le printemps bien aimé
Peut s'écouler.
Les feuilles d'automne et les fruits de l'été,
Tout peut passer.
Mais tu me reviendras, Ô mon doux fiancé,
Pour ne plus me quitter.

L’inspiration d’Edvard Grieg

Grieg s’intéresse très jeune aux musiques populaires traditionnelles. C’est aussi un compositeur facétieux qui multiplie les astuces musicales pour faire voyager le spectateur grâce au son. Dans Peer Gynt, il s’amuse et propose successivement des paysages froids de forêts enneigées avec des longues notes graves tenues par les instruments à cordes puis un désert marocain au lever du jour avec une gamme pentatonique, typique de la musique orientale.

Une pièce qui a inspiré de nombreux musiciens

Ce tube de la musique classique est inspiré d’un air traditionnel norvégien. L’arrangement qu’en a fait Grieg a inspiré d’autres musiciens qui s’en sont à leur tour inspirés. On peut citer Duke Ellington et Billy Strayhorn et leur version jazzy de 1960 qui, reprise à son tour, inspira le Gilbert Sigrist Trio dans une version très swing. Enfin, si vous écoutez Lost Song, un air composé par Serge Gainsbourg pour Jane Birkin en 1987, vous pourrez aussi reconnaître l’air de la Chanson de Solveig.


Vous voulez en savoir plus sur la chanson de Solveig ?

Rendez-vous sur ce podcast de Radio France : https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/maxxi-classique/la-chanson-de-solveig-un-chant-de-glace-et-de-feu-3774889

Vous voulez en savoir plus sur Edvard Grieg ?

Ecoutez ce podcast de Franck Ferrand sur Radio Classique

Un peu de lecture pour les curieux

Alors que la chanson de Solveig est l’une des plus connues de la musique classique, la vie de Grieg est restée longtemps méconnue. Jérôme Bastianelli a consacré une biographie au musicien, en évoquant sa vie, son œuvre mais aussi les liens avec l’histoire de la Norvège au XIXème siècle.

Edvard Grieg. Jérôme Bastianelli. Editions Actes Sud Musiques. 184 pages. 2025. 20 €.


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Cendrillon de Sergueï Prokofiev

Avec Héros & Légendes, le 30 mai 2026 à l’église Sainte‑Bernadette de Caluire, l’Orchestre Symphonique de Lyon vous invite à plonger au cœur des récits qui façonnent notre imaginaire collectif.

Ce concert met en lumière des figures mythiques, des destins extraordinaires et des univers où la musique devient narration.
Au côté de nos autres Héros & Légendes — d’E.T. l’extra‑terrestre aux figures mythiques qui traversent les siècles — c’est tout naturellement que Cendrillon, sans doute le conte le plus universel qui soit, trouve sa place dans le programme.
Cendrillon de Sergueï Prokofiev s’impose comme un véritable joyau : un ballet où la poésie, l’humour et l’éclat orchestral réinventent le mythe de la jeune héroïne malmenée mais indomptable.
Et pour vous guider dans cette fresque scintillante, nous avons la chance de pouvoir compter sur Lorène, flûtiste au sein de l’OSL, qui vous propose ici une présentation détaillée de l’œuvre et de ses couleurs orchestrales.

Cendrillon : Un joyau du répertoire chorégraphique

Cendrillon de Prokofiev par l'Orchestre Symphonique de Lyon
Cendrillon de Prokofiev par l’Orchestre Symphonique de Lyon

Cendrillon de Sergueï Prokofiev s’impose comme l’un des joyaux du répertoire chorégraphique du XXᵉ siècle, un ballet où la poésie, l’humour et l’éclat orchestral se conjuguent pour réinventer l’un des contes les plus aimés de la littérature. Composé au cœur des années 1940, dans une période où l’Europe s’enfonce dans les tourments de la guerre, le ballet surprend par sa lumière intérieure : Prokofiev y déploie une musique vibrante, tendre et scintillante, comme un refuge enchanté contre l’austérité du monde réel. Créée en 1945, l’œuvre témoigne de cette incroyable capacité du compositeur à transformer les histoires les plus familières en univers sonores neufs, luxuriants et irrésistiblement narratifs.

🎨 Cendrillon : Une fresque vive et colorée

Le conte de Perrault, que chacun croit connaître, devient sous la plume musicale de Prokofiev une fresque vive et colorée. Cendrillon, jeune fille douce et rêveuse maltraitée par sa marâtre et ses demi-sœurs grotesquement prétentieuses, y retrouve toute sa force symbolique : celle de l’espérance patiente, du courage intérieur et du pouvoir de l’imaginaire. Mais plus encore que l’histoire, ce sont les personnages qui prennent vie à travers l’orchestre, chaque thème, chaque timbre semblant animé par une véritable présence scénique.

🎻 Cordes et bois : le monde intérieur de Cendrillon

Les cordes, soyeuses et frémissantes, enveloppent Cendrillon d’une aura de tendresse. Elles traduisent ses élans intimes, sa douceur résignée mais aussi sa poésie intérieure. À plusieurs moments du ballet, leur chant délicat semble presque suspendu, comme si l’orchestre retenait son souffle pour raconter ses pensées secrètes.
Les bois, eux, incarnent les rêves de la jeune héroïne : leurs arabesques fines, leurs couleurs veloutées évoquent l’évasion, les images qu’elle crée pour échapper à un quotidien humiliant. De la flûte qui s’envole à la clarinette qui murmure, ils dessinent un monde intérieur lumineux, fragile mais invincible.

🎺 Cuivres et bassons : la caricature des demi-sœurs

À ce raffinement répond, en contraste savoureux, le caractère comique et volontairement outré des demi-sœurs. Prokofiev confie leur grotesque aux cuivres et aux bassons : des attaques lourdes, des accents moqueurs, des lignes ondoyantes et déformées qui rappellent presque la démarche maladroite de ces personnages. Le compositeur manie la caricature avec un sens aigu du théâtre : on voit, on rit, on reconnaît immédiatement leur vanité sans qu’un seul mot soit prononcé.

✨ Figures de lumière : la Fée et le Prince

Et puis il y a les figures de lumière : la Fée, qui surgit dans les éclats du piano, rapide, brillant, presque irréel ; le Prince, porté par la noblesse chaleureuse des cors, dont le timbre rond et enveloppant raconte mieux qu’un poème la rencontre, l’attirance et la promesse d’un destin partagé. Dans la fameuse scène du bal, Prokofiev tisse une valse hypnotique, élégante, qui se colore peu à peu de tension jusqu’au moment où minuit sonne. Là, l’orchestre se précipite, haletant, dramatique : la féerie devient urgence, l’éblouissement vacille, et la magie orchestre un tourbillon irrésistible.

💫 Un enchantement intemporel

Toujours émouvant sans jamais céder au mièvre, Prokofiev équilibre subtilement émotion, virtuosité et humour. Cendrillon est un chef-d’œuvre de narration musicale, un ballet qui parle autant au cœur qu’à l’imaginaire. Servi par les plus grandes compagnies, du Bolchoï à l’Opéra de Paris en passant par le Royal Ballet, et régulièrement interprété par les grands orchestres symphoniques, il demeure un enchantement intemporel.

🎶 Invitation au voyage

Avec Héros & Légendes le 30 mai 2026 à Caluire, l’OSL vous invite à redécouvrir cette fresque sonore brillante et pleine d’esprit : un véritable voyage où l’on danse, où l’on rêve, et où la musique raconte ce que les mots ne peuvent plus dire.


A propos de Sergueï Prokofiev

Sergueï Prokofiev, compositeur de Cendrillon, portrait d’époque du photographe Pierre Choumoff

Compositeur majeur du XXᵉ siècle, Sergueï Prokofiev (1891‑1953) a marqué l’histoire musicale par son style immédiatement reconnaissable : énergique, lumineux, parfois ironique, toujours d’une grande inventivité. Formé en Russie avant de parcourir l’Europe et les États‑Unis, il a exploré tous les genres — du ballet à la symphonie, de l’opéra à la musique de film.
On lui doit des œuvres devenues incontournables, comme Pierre et le Loup, Roméo et Juliette ou Alexandre Nevski. Avec Cendrillon, il signe l’un de ses ballets les plus poétiques, où l’humour, la tendresse et l’éclat orchestral se mêlent pour donner vie à un conte universel.


Affiche du concert Héros & Légendes de l’Orchestre Symphonique de Lyon, mai 2026

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Infos & Billetterie

La Péri de Paul Dukas : un chef‑d’œuvre rare et flamboyant

La Péri de Paul Dukas est une œuvre fascinante du début du XXe siècle

Plonger dans Héros & Légendes le 30 mai 2026, c’est traverser ces récits où la musique devient le souffle même des grandes aventures humaines. Des figures mythiques, des quêtes impossibles, des destins qui basculent : ce programme réunit des œuvres où l’orchestre raconte, magnifie et éclaire ce que les mots seuls ne sauraient dire. Avec la flamboyante Fanfare de Paul Dukas en ouverture, l’Orchestre Symphonique de Lyon vous invite à entrer dans un monde où le merveilleux et l’héroïque se rejoignent.

Une oeuvre qui vous est présentée par Vérene, violoncelliste

Fanfare La Péri de Paul Dukas par l'Orchestre Symphonique de Lyon
Fanfare La Péri de Paul Dukas par l’Orchestre Symphonique de Lyon

La Péri de Paul Dukas

La Péri, chef-d’œuvre de Paul Dukas, a été commandée par Serge Diaghilev pour sa compagnie des “Ballets russes”, qui jouait un rôle absolument central dans la création artistique à l’époque. Finalement, le compositeur et le commanditaire se fâchent. Et c’est le 22 avril 1912 que l’œuvre est créée pour la première fois, à Paris lors d’un des « Concerts de danse » organisés par la danseuse, Natalia Trouhanova, maîtresse du compositeur et dédicataire de l’œuvre. 

Paul Dukas ajoute pour la création une nouvelle composition, une Fanfare introductive, rutilante et colorée (Fanfare pour précéder « La Péri ») qui est la pièce qui sera jouée par l’Orchestre Symphonique de Lyon lors de ce concert.

La Péri, une oeuvre inspirée d’un vieux conte persan

Le «poème dansé» La Péri s’inspire des aventures d’Iskander (Alexandre le Grand en français).

Dance cette légende persane, le prince part à la recherche d’une fleur qui lui confèrera une jeunesse immortelle et l’immortalité. Après de nombreux voyages, il découvre la fleur dans la main d’une péri, une sorte de créature féérique dont il tombe amoureux. Profitant du sommeil de celle-ci, il lui dérobe le lotus enchanté. Lorsque la Péri ouvre les yeux, elle décide d’envouter Iskender pour récupérer la fleur en dansant. Leurs visages se rapprochent et Iskender restitue la fleur en échange d’un baiser. La Péri disparaît alors dans la lumière dorée du crépuscule. Iskender sent alors l’ombre de la mort l’entourer, et comprend qu’il a sacrifié sa propre vie.

Un chef d’oeuvre qui a failli disparaître

Public et critiques font un triomphe à La Péri. Pourtant, La Péri a bien failli disparaître à cause du perfectionnisme presque maladif de Paul Dukas. Après avoir achevé l’œuvre en 1911, le compositeur la juge indigne d’être conservée, au point d’envisager de jeter la partition. La Péri échappe de peu à la destruction, grâce à l’intervention de Vincent D’Indy.


Paul Dukas, un compositeur exigeant

Paul Dukas, compositeur de La Péri
Paul Dukas, compositeur de la Péri

Paul Dukas entre au Conservatoire de Paris à quatorze ans pour étudier le piano puis la composition. Démotivé par des semi-échecs au prix de Rome, il décide d’arrêter ses études, part au service militaire et se livre à «des occupations très antimusicales».

Ses premières œuvres rencontreront d’abord un faible succès. A 25 ans il quitte le conservatoire et devient un critique musical prolifique avec près de 400 articles entre 1892 et 1905.

Le succès arrive en 1897 avec l’Apprenti Sorcier puis son opéra Ariane et Barbe-Bleue.

En 1910, Dukas se lance dans l’enseignement au Conservatoire de Paris. Il sera chargé de la classe d’orchestre, puis inspecteur de l’enseignement musical et enfin directeur de la classe de composition et d’orchestration.

En 1912, Paul Dukas décide de ne plus publier sa musique, un choix ferme qu’il tint jusqu’à sa mort.

Le savez-vous ?

L'œuvre de Dukas se résume aujourd'hui en seulement cinq heures de musique. Insatisfait chronique, il avait pour habitude de détruire sans hésiter les œuvres qui ne correspondaient pas exactement à son idéal artistique. 

Peu avant sa mort à Paris le 17 mai 1935, le compositeur laisse une dernière remarque, assez cryptique à propos de son œuvre musicale : « La bouteille que j'ai lancée à la mer ? Je ne m'illusionne guère sur le nombre de ceux qui auront déchiffré le message qu'elle contenait. »

Pour écouter la  Fanfare pour précéder « La Péri » sur Deezer

https://www.deezer.com/us/track/145063470

En savoir plus sur Paul Dukas

https://pad.philharmoniedeparis.fr/0043731-biographie-paul-dukas.aspx?_lg=fr-FR

En savoir plus sur La Péri

https://pad.philharmoniedeparis.fr/pad/doc/CIMU/0827979/la-peri


Découvrez le fanfare qui précède la péri de Dukas le 30 mai

Œuvre singulière, fragile et lumineuse, La Péri continue de fasciner par son imaginaire, sa virtuosité et son histoire mouvementée. La fanfare qui la précède résonnera pour Héros & Légendes à Lyon Caluire le 30 mai 2026, offrant une occasion unique d’entendre cette page rare du répertoire. Laissez-vous emporter par la magie de Paul Dukas et découvrez toute la richesse de cette œuvre intemporelle.

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E.T. l’extra-terrestre : L’envol symphonique de John Williams

Qu’est‑ce qu’un héros ?
Dans Héros & Légendes, nous explorons des figures qui, chacune à leur manière, nous élèvent, nous transforment ou nous bouleversent.
E.T. l’extra‑terrestre fait partie de ces héros inattendus : un être vulnérable dont la simple présence révèle le courage, l’amitié et l’humanité.
La musique de John Williams en fait une véritable icône moderne, digne de rejoindre les grandes légendes du répertoire.

Miguel, Tubiste a l’OSL vous invite ici à redécouvrir cette œuvre culte et la puissance émotionnelle de sa bande originale…

E.T. l’extra-terrestre : L’envol symphonique de John Williams

E.T l'Extraterestre de John Williams au programme de Héros & Légendes par l'Orchestre Sumphonique de Lyon
E.T l’Extraterestre de John Williams au programme de Héros & Légendes par l’Orchestre Sumphonique de Lyon

Une silhouette de vélo passant devant une lune immense… 

Il suffit de cette image iconique pour que résonnent instantanément en nous les premières notes de l’un des thèmes les plus célèbres de l’histoire du cinéma. Cette saison, l’OSL vous invite à redécouvrir la magie pure de la partition d’E.T. l’extra-terrestre, le chef-d’œuvre de Steven Spielberg (1982).

John Williams, architecte des rêves

Un destin tracé dans les studios

John Williams, compositeur de rêves

Né en 1932 à New York, John Williams n’est pas arrivé à Hollywood par hasard. Fils d’un percussionniste de jazz, il commence sa carrière comme pianiste de studio (on l’entend d’ailleurs jouer dans la célèbre musique de la série Peter Gunn). Sous le pseudonyme de « Johnny Williams », il fait ses armes à la télévision avant de devenir, dans les années 70, le compositeur attitré des plus grands succès du cinéma mondial.

Le sauveur de l’orchestre symphonique

Dans les années 1970, la mode est aux musiques de films électroniques ou pop. C’est John Williams qui, avec Les Dents de la Mer (1975) puis Star Wars (1977), impose de nouveau le grand orchestre symphonique au cœur de l’expérience cinématographique.

Son style est souvent qualifié de « néo-romantique ». Il puise son inspiration chez les grands maîtres de la fin du XIXe siècle comme Wagner, Tchaïkovski, Holst ou Mahler, tout en y injectant une modernité et un sens de la mélodie qui n’appartiennent qu’à lui.

L’art du « Leitmotiv »

La grande force de Williams est sa maîtrise du leitmotiv: chaque personnage, chaque idée importante possède son propre thème musical.

Dans E.T., la musique devient littéralement la voix du héros.
Puisqu’il parle très peu, c’est l’orchestre qui exprime sa peur, sa solitude, sa curiosité et sa joie. La partition accompagne ainsi chaque étape de son amitié avec le jeune Elliott.
La musique ne se contente pas d’illustrer l’image : elle raconte l’histoire.

John Williams : Un compositeur au sommet

La carrière de John Williams est tout simplement vertigineuse :

  • 54 nominations aux Oscars (juste derrière Walt Disney).
  • 5 Oscars, 
  • 4 Golden Globes,
  • 25 Grammy Awards,
  • Une collaboration de plus de 50 ans avec Steven Spielberg.

Malgré ce statut exceptionnel, Williams reste un artisan de la musique : il compose encore aujourd’hui à la main, sur papier, loin des outils numériques. Cette approche humaine se ressent dans chaque phrase musicale.

E.T : Une histoire universelle

Le film raconte la rencontre entre Elliott, un jeune garçon solitaire de 10 ans, et une créature perdue sur Terre, aussi effrayée qu’intelligente. La musique de Williams capture avec une justesse inouïe l’innocence de l’enfance, l’émerveillement de la découverte, mais aussi le déchirement inévitable des adieux.

La partition est riche en leitmotivs (thèmes récurrents associés aux personnages), une technique héritée de l’opéra wagnérien que Williams maîtrise à la perfection. On y trouve des textures mystérieuses pour l’alien, des moments de tendresse infinie, et bien sûr, des explosions orchestrales d’aventures.

Le miracle du « Flying Theme »

Le sommet de l’œuvre est sans conteste la séquence finale, souvent appelée « L’Aventure sur Terre » ou « Flying theme » , la célèbre poursuite en vélos qui mène à l’envol. Cette pièce de 15 minutes est un tour de force symphonique.

 Fait rarissime dans l’histoire du cinéma : Spielberg, bouleversé par la musique, décida de remonter entièrement la scène pour qu’elle épouse parfaitement le rythme de la partition. Ici, c’est la musique qui guide l’image, et non l’inverse.

E.T. : Un succès planétaire

Dès sa sortie, le film et sa musique connaissent un triomphe mondial, touchant toutes les générations.  La bande originale reçoit l’Oscar de la meilleure musique originale en 1983, ainsi que par un Golden Globe, un BAFTA et plusieurs Grammy Awards.

Aujourd’hui encore, elle figure régulièrement parmi les plus grandes musiques de film de tous les temps.

Une autre bonne raison de venir écouter l’OSL en concert : 

Entendre ces thèmes à l’écran est une chose. Les ressentir interprétés par un orchestre symphonique en direct en est une autre.

Les vibrations des cordes, la puissance des cuivres, la douceur des bois donnent à cette musique de John Williams une dimension physique et émotionnelle unique.

Lorsque le thème final s’élèvera, il sera sans doute difficile de ne pas ressentir une pointe de nostalgie…

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Affiche du concert Héros & Légendes de l’Orchestre Symphonique de Lyon, mai 2026

Réservez vos billets sans attendre pour notre concert unique Héros & Legendes le samedi 30 mai 2026 à Caluire.